Assassinat d’un professeur de l’UNIKIN : la ministre Marie-Thérèse Sombo condamne un acte "odieux" et assure que les autorités sécuritaires et judiciaires saisies pour faire la lumière

Université de Kinshasa/Ph droits tiers

À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire est en deuil suite à l’assassinat de Diabar Abata Mathieu Sona, professeur en sciences documentaires à la faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Il a été tué par des bandits armés dans la nuit du mercredi au jeudi 8 janvier 2026, à son domicile situé sur l’avenue des Écuries, dans le quartier Rutens (commune de Lemba).

En réaction, la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, la Professeure Dr Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse a, au nom du gouvernement, condamné un acte “odieux” qui endeuille autant la communauté universitaire et scientifique que la Nation et a assuré que les services sécuritaires et judiciaires ont été saisis afin de faire la lumière "sur ce crime odieux et que ses auteurs en répondent, conformément aux lois de la République".

"Ayant délibérément tiré sur lui, ce dernier a été grièvement atteint, avant malheureusement de succomber à ses blessures, du fait de cet acte criminel d'extrême gravité. La dépouille mortelle a été acheminée à la morgue des Cliniques Universitaires de Kinshasa où elle est conservée", précise le ministère.

A la suite de cet incident sécuritaire qui frappe la communauté scientifique, l’association des professeurs d’université de Kinshasa (APUKIN) annonce une assemblée générale extraordinaire ce vendredi. Les conclusions de cette assemblée sont attendues. 

L’assassinat de ce professeur d’université relance une fois de plus le débat sur l’efficacité des mesures sécuritaires mises en place par les autorités pour protéger la ville de Kinshasa et ses habitants.

Alors que la capitale Kinshasa devrait incarner la vie, la dignité et l’espoir, elle est actuellement confrontée à une vague croissante de criminalité, avec des braquages à main armée en plein jour, des assassinats, des extorsions et des agressions par des bandits urbains, communément appelés Kuluna. Cette situation survient malgré le l’existence de l’opération "Ndobo" que mène le gouvernement pour capturer des gangs et bandits armés qui insécurisent la ville. Mais cette initiative peine visiblement à produire les résultats escomptés, malgré le satisfecit affiché par les autorités congolaises. 

Clément MUAMBA