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Conflits coutumiers en RDC : Adolphe Muzito insiste sur la titrisation des terres, le respect de la redevance coutumière et du lignage
Samedi 1 octobre 2022 - 22:19
Photo d'illustration
Adolphe Muzito, Président du parti Nouvel Élan

À l'initiative de l'ancien premier ministre et président du parti politique Nouvel Élan, Adolphe Muzito, une conférence débat a été organisé avec les chefs coutumiers de toutes les 26 provinces, une façon pour lui, de dresser les réalité trouver sur place après sa tournée dans le Maï-Ndombe et kwango en vue d'élaboration d'une stratégie pour la réconciliation du conflit inter communautaire dans le grand Bandundu.

Lors de cet échange, Adolphe Muzito est revenu sur l'importance du respect de la Titrisation des terre, respect de la redevance coutumière et du lignage des chefs coutumiers. À l'en croire, ces questions qui sont souvent non respectées, sont à la base de plusieurs conflits coutumiers.

"Moi, les infiltrés dont on parle, je ne les ai pas vu dans mes propres yeux mais ça se racontent qu'ils sont là, comme je n'ai pas vu avec mes propres yeux, il n'y a pas moyen que j'en parle, ce n'est pas parce-que je n'ai pas vu avec mes yeux et qu'ils ne sont pas là. Pour que l' ennemi t'attaque ce qu'il y a une maladie, si les infiltrés sont entrés pour nous diviser ce parce qu' il y a des difficultés ou problèmes au niveau de la famille, il faudra régler ça le plutôt possible si non même s'il est vaincu enfin de compte il va encore rentrer ou c'est un autre qui va venir. Alors parlons premièrement de cette affaire de la Titrisation, respectons ce qu'on appelle la redevance et le respect du pouvoir ancestral. Toi qui viens d'un autre clan ou un autre tribu du Congo il faut respecter ces redevances une fois arriver si vous êtes exploitants, respecter le lignage coutumier parce qu'il s'agit de leur pouvoir" a fait savoir le Patron du Nouvel Elan dans son intervention.

Et d'ajouter :

"Il y a eu des problèmes entre eux ( les Teke et Yaka) c'est ce qui a permis à l'ennemi d'entrer pour diviser, c'est pourquoi nous allons demander il faut qu'il y est entente pour se protéger, protéger la terre de nos ancêtres si non s'il y a toujours des problèmes l'ennemi viendra nous chasser tous et récupérer nos terres. Cette entente là ne doit pas être seulement dans le discours, il faut régler le problème avec une réconciliation axée sur le respect des principes".

À une préoccupation de l'assistance sur la situation dans l'Est du pays, Adolphe Muzito renseigne que la RDC n'a pas de dettes à l'endroit de ses voisins.

"Nous n'avons aucune dette de ces gens là. Nous n'avons signé aucun accord, en tout cas, je parle d'une manière générale en tant que Adolphe Muzito et Ancien premier ministre, je n'ai jamais signé un accord avec ces gens là. Je suis un Lumumbiste, il ne peut pas y avoir ce type de trahison.  Vous devez être aussi prudents, certains d'entre vous peuvent tomber d'un piège pour tenter de vendre à ceux-là les intérêts de toute une communauté", a indiqué le président de Nouvel Élan.

Par ailleurs, les chefs coutumiers ont au cours de cette rencontre exprimé leur souhait d'initier dans les prochains jours une pétition qui sera adressée aux dirigeants de la République notamment aux législateurs (Assemblée nationale et Sénat) afin de demander une meilleure interprétation mais aussi la modification de la loi Bakajika à défaut d'une nouvelle loi, afin qu'ils soient remis dans leur droit des propriétaires des terres.

Il sied de signaler que la loi Bakajika est une loi congolaise proposée par le député Bakajika Diyi Kangombe Isaac-Gérard, votée par la Chambre des députés le 28 mai 1966 et promulguée sous forme d’Ordonnance-loi le 7 juin 1966 par le Lieutenant-Général Joseph-Désiré Mobutu. Elle sert à régler le régime juridique de la propriété foncière tel que la Constitution du 1er août 1964 dispose dans l’article 43, alinéa 4 : « une loi nationale réglera souverainement le régime juridique des cessions et des concessions foncières faites avant le 30 juin 1960 ». Cette Ordonnance-loi précise que « le sol et le sous-sol appartiennent à l'État congolais ».

Cet échange de Muzito et les chefs coutumiers intervient au moment où le pays fait face aux conflits entre communautés dans la province du Mai Ndombe et ailleurs.

Clément MUAMBA

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