Les chiffres concernant la guerre de Beni sont rares, parfois contradictoires. Les derniers et parmi les plus fiables viennent de l’ONU. Dans son dernier rapport, le groupe d’experts sur la RDC a donné quelques statistiques qui prennent en compte le début des opérations dites de grande envergure en octobre dans le cadre de Sokola I.
Cette campagne a eu une incidence sur la répartition géographique et les réseaux d’approvisionnement des Forces démocratiques alliées (ADF), sans les maîtriser. Selon des sources issues des FARDC, du 29 octobre 2019 à la fin d’octobre 2020, plus de 370 combattants des ADF ont été tués et plus de 70 capturés, dont l’une des femmes de Seka Baluku, qui fait l’objet de sanctions, le 22 octobre 2020 à Kainama, dit le rapport.
Ces combattants sont toujours aussi actifs, Dans le prolongement de la tendance observée au cours de la période précédente, une augmentation continue des mouvements d’éléments présumés de l’ADF a été constatée dans le sud du territoire d’Irumu, le long de la frontière avec le Nord-Kivu, ainsi que sur les axes Mbau-Kamango et Beni-Kasindi qui mènent en Ouganda. En outre, l’insécurité dans le sud-est de la ville de Beni a augmenté en relation, semble-t-il, avec la saison de la récolte du cacao et d’autres produits agricoles, les groupes ADF et Maï-Maï luttant pour le contrôle de cette activité saisonnière lucrative.
Pour le contexte, le mandat des membres du Groupe d’experts sur la RDC a été prorogé par le Conseil de sécurité des nations unies en 2020. Ces derniers ont été nommés par le Secrétaire général le 20 juillet 2020. Le présent rapport à mi-parcours avait été examiné le 3 décembre 2020 par le Conseil de sécurité. Son contenu est basé sur les enquêtes menées à distance jusqu’au 19 novembre 2020.