La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ouvre, ce lundi 17 août 2026, les travaux du 46ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement à Durban, en Afrique du Sud. Cyril Ramaphosa, président sud-africain accueille et préside cette 46ᵉ réunion du Sommet, placée sous le thème : « Une industrialisation résiliente, durable et inclusive par le développement des infrastructures, la transformation agricole et la valorisation des minéraux critiques, pour un monde plus équitable ».
La République démocratique du Congo (RDC), l’un des États membres de cette organisation, confrontée aux conflits armés et, depuis 2021, victime de l’agression rwandaise à travers la résurgence de la rébellion de l’AFC/M23, qui occupe de vastes pans des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, entend faire entendre sa voix lors desdites assises.
Représentant personnel du chef de l’État et commandant suprême des FARDC, Félix Tshisekedi, le vice-premier ministre de la Défense nationale Guy Kabombo conduit la délégation congolaise, composée notamment de la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, de Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale, ainsi que d’autres personnalités.
En marge de ce Sommet, soit bien avant l’ouverture officielle des travaux, Guy Kabombo a pris part le samedi 15 août, à la réunion du Comité ministériel de la Troïka de l’Organe de la SADC, où il a présenté la position de Kinshasa sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et plaidé pour une implication régionale plus concrète en faveur de la paix.
Dans son intervention, d’après le ministère de la défense, M. Kabombo a notamment dénoncé l’agression rwandaise et l’action de ses supplétifs de l’AFC/M23, ainsi que les violences perpétrées par les ADF/MTM-ISCAP contre les populations civiles, particulièrement dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
À l’issue de ces assises, renseigne un communiqué de la SADC, le Sommet de la Troïka des Organes de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité a réaffirmé l’engagement de la région à promouvoir la paix, la sécurité, la gouvernance démocratique et le développement durable. Le Sommet de la Troïka de l’Organe a souligné l’importance de la solidarité régionale, du dialogue et de l’action collective pour relever les défis politiques et sécuritaires actuels, tout en renforçant les efforts visant à assurer la stabilité, la prospérité et le bien-être des populations d’Afrique australe.
De son côté, le secrétaire exécutif de la SADC, Elias M. Magosi, avait noté que la région demeure globalement stable et exempte de conflits interétatiques, tout en soulignant les efforts diplomatiques en cours pour relever les défis politiques et sécuritaires dans certaines parties de la région de la SADC. Elias M. Magosi a salué les progrès accomplis grâce à la diplomatie préventive, à la médiation et aux initiatives de dialogue. Il a réaffirmé le soutien de la SADC à une solution politique durable au conflit et félicité les États membres pour leur solidarité face aux urgences sanitaires et aux crises humanitaires dans le pays.
La SADC est une organisation régionale composée de 16 États membres. Créée en 1980 sous le nom de Conférence de coordination du développement de l’Afrique australe (SADCC), elle devient, en août 1992, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
La mission de la SADC est de promouvoir une croissance économique et un développement socio-économique durables et équitables par le renforcement de la coopération et de l’intégration, ainsi que par la bonne gouvernance, la paix et la sécurité durables, afin que la région s’impose comme un acteur compétitif et efficace sur la scène des relations internationales et au sein de l’économie mondiale.
Ses États membres sont l’Afrique du Sud, l’Angola, le Botswana, les Comores, la République démocratique du Congo, l’Eswatini, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, la République-Unie de Tanzanie, les Seychelles, la Zambie et le Zimbabwe.
Clément MUAMBA