Mercredi 21 octobre 2020 - 18:06

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Prestation de serment des juges constitutionnels : « Kabila et Tshisekedi entretiennent la diversion afin de contourner les vrais problèmes qui se posent au pays » (Martin Fayulu)
Martin Fayulu lors d'une conférence de presse en 2019/Ph ACTUALITE.CD

Dans sa déclaration publiée ce mercredi 21 octobre, Martin Fayulu qualifie la cérémonie de prestation de serment de trois nouveaux juges de la Cour constitutionnelle, tenue au Palais du peuple d’un semblant de bras-de-fer qui paralyse et détruit davantage les piliers de la démocratie. 

« En effet, au moment où toutes les filles et tous les fils du Congo se mobilisent pour sauver le pays de l’occupation de ses terres du pillage de ses ressources naturelles ainsi que de sa balkanisation, la coalition FCC-CACH nous distraie avec un semblant de bras-de-fer qui paralyse et détruit davantage les piliers de la démocratie », a déclaré Martin Fayulu. 

Il accuse Félix Tshisekedi et Joseph Kabila de vouloir chacun avoir la main mise sur la CENI et la Cour Constitutionnelle afin de briller par des « coups d’état ».

« Messieurs Kabila et Tshisekedi se disputent le pouvoir qu’ils ont confisqué au peuple. Chacun d’eux veut maintenant contrôler la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la Cour constitutionnelle avec l’intention manifeste de poursuivre l’œuvre de destruction perpétuelle de la démocratie par des « coups d’état ». La CENI et la Cour Constitutionnelle doivent être réellement indépendante et libérés de l’emprise de quelque faction politique que ce soit. Ainsi, seule une dénonciation publique du « deal » peut attester de la sincérité de chacun d’eux », a-t-il dit.

A en croire Martin Fayulu, Kabila et Tshisekedi entretiennent la diversion afin de contourner les vrais problèmes qui se posent au pays. 

« Leurs stratégie consiste à donner l’impression qu’ils sont en conflit alors qu’en réalité, ils entretiennent la diversion pour contourner les vrais problèmes qui se posent au pays, notamment : la précarité de la situation économique et la misère noire dans laquelle croupit le peuple congolais, l’insécurité généralisée dans le pays ; la corruption érigée en système de gouvernance ; la présence inacceptable des armées étrangères sur le sol congolais, l’exhumation du rapport mapping et la création d’un Tribunal pénal pour le Congo, l’occupation et la balkanisation de notre pays », ajoute Fayulu.

Dans l’optique de lever la crise qui pèse sur la nation, Martin Fayulu appelle à l’implication des confessions religieuses, des présidents des pays membres de la SADC et la communauté internationale. 

« C’est pourquoi, en toute responsabilité, je demande, une fois de plus, aux leaders de nos confessions religieuses, nos pères spirituels, d’offrir leurs bons offices pour pouvoir réunir toutes les parties prenantes afin de trouver consensuellement une solution à la crise qui déchire notre pays. Aux présidents des pays membres de la SADC, je les prie de s’engager à accompagner les leaders religieux congolais dans la recherche d’une solution à la crise congolaise. Aux membres de la communauté internationale, je les exhorte à se ressaisir afin d’aider les congolais à retrouver une stabilité pérenne pour le pays et pour la région au travers de la mise en place des institutions légitimes, gage du développement », conclut-il.

Le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi a reçu ce mercredi 21 octobre les serments de trois juges de la Cour constitutionnelle au cours d’une cérémonie au Palais de la Nation en présence des certains députés, sénateurs et membres du gouvernement.

Contexte 

Les juges Dieudonné Kaluba, Alphonsine Kalume et Kamulete Badibanga ont prêté serment dans un contexte de tension entre le camp Tshisekedi et le FCC qui juge anticonstitutionnelle l’ordonnance du 17 juillet. Ce qui justifie l’absence des présidents de deux chambres du parlement, premier ministre ainsi que des députés et sénateurs de la famille politique de Joseph Kabila. Mais certains cadres du FCC comme le gouverneur de Kinshasa étaient présents tout de même. Plusieurs ambassadeurs accrédités en RDC étaient présents au Palais du peuple. La Cour constitutionnelle affiche donc au complet avec ses neuf juges. 

Jordan MAYENIKINI

 

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