Ports illégaux : après une mission au Kongo Central, le vice-ministre de la justice affirme qu’une “orientation” de Félix Tshisekedi est attendue avant la fermeture 
Port de Matadi/Ph ACTUALITE.CD

C’est depuis le 28 août dernier, au cours du 46e conseil des ministres, que le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi avait ordonné la fermeture de tous les ports illégaux. Mais plusieurs semaines après, la décision n’est pas appliquée. Le vice-ministre de la justice, Bernard Takahishe et le ministre des transports et voie de communication, Didier Mazenga ont mené dans ce cadre une mission au Kongo Central.

A la fin de la mission, Bernard Takahishe a affirmé qu”une “orientation” du chef de l’Etat est encore attendue avant de procéder à la fermeture des ports jugés illégaux. 

“Nous pouvons dire que la mission a été effectué avec succès, et nous allons faire le rapport au président de la république a qui appartient la dernière décision que nous pouvons éventuellement exécuter. S’il estime que nous devons fermer, nous allons exécuter, s’il estime qu’il y a une orientation que nous devons prendre, nous sommes disponible à le faire”, a dit à ACTUALITE.CD le vice-ministre de la justice.

La décision de Félix Tshisekedi a été saluée par l’intersyndical de la Société congolaise des transports et des ports (SCTP), ex ONATRA. Ce dernier a même accusé le vice-ministre de la justice et le ministre des transports de vouloir bloquer la décision de la hiérarchie.  

“Nous ne pouvons pas bloquer la volonté du chef de l’Etat, je ne sais pas si eux ils comprennent mieux la volonté du chef de l’Etat que nous-mêmes qui sommes membres du gouvernement. Ils nous appartient de comprendre avec précision les intentions du président de la république, il n’appartient pas aux syndicalistes de comprendre ce que le président veut poser comme acte ou comme geste. Nous avons fait un premier travail, et nous allons lui faire le rapport et il appartient à lui de donner une autre orientation. Quant à dire que les syndicalistes nous accusent d’avoir bloqué la volonté du président de la république, je dirai non, nous sommes un gouvernement, nous ne pouvons pas agir comme des syndicalistes? Ces derniers sont des gens  qui veulent toujours du sensationnel. Nous ne pouvons pas agir sous cet angle-là, moi je comprends tout simplement que c’est une pression que les syndicalistes sont en train de faire et au président de la république et à nous-mêmes, donc c’est tout à fait normal”, a expliqué le vice-ministre de la justice.

C’est après avoir constaté la non application de sa mesure de fermeture des ports illégaux, que Félix Tshisekedi a instruit les deux membres du gouvernement de se rendre au Kongo Central et lui faire rapport. Les ports illégaux portent, entre autre, atteinte au monopole de gestion et d’exploitation des ports dans le bief maritime du pays accordé à la Société Commerciale de Transport et Ports (SCTP) par l’Ordonnance n° 71-307 du 3 décembre 1971.  « Ce texte permettait à celle-ci de gérer jadis 90% de tous les frets maritimes congolais. La SCTP a aujourd’hui, perdu sa compétitivité depuis la mise en opération des ports privés susvisés », avait dit le Chef de l’Etat. 

Ivan Kasongo

 

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