RDC: plusieurs documents et sources attestent la démission du président de la Cour constitutionnelle
Benoît Lwamba. Photo droits tiers

Dans la semaine, peu avant le 4 juillet, le président de la Cour constitutionnelle, 75 ans, est reçu par le président congolais Félix Tshisekedi. D'après nos informations, Benoît Lwamba était parti faire part à Félix Tshisekedi de sa volonté de démissionner de son poste de premier président et membre de la Cour constitutionnelle.

Outre les raisons de convenance personnelle, Benoît Lwamba, évoque le poids de l'âge et les "pressions", qu'il "continue" à subir.

Il a ensuite demandé au président Félix Tshisekedi de faciliter son évacuation pour raison de santé à Bruxelles. 

"Il avait des difficultés pour partir à Bruxelles, et le chef a accédé à sa demande pour qu'il quitte le pays et sa prise en charge", confie une source dans l'entourage du chef de l'Etat

Dans sa lettre de démission déposée auprès du Procureur général près la cour constitutionnelle le 27 juin, Benoît Lwamba, l'un des géniteurs de cette cour constitutionnelle installée depuis 2015, explique avoir affronté, "sans désemparer et en toute sérénité, des dures épreuves ayant permis à notre pays, gardant le cap, de traverser des moments historiques".

Toutes ces informations sont certifiées à ACTUALITE.CD par des sources proches du chef de l'État et de Benoît Lwamba, lui même.

Même si, dans un communiqué vendredi dans la soirée, Benoît Lwamba a démenti, les informations sur sa démission, l'entourage du chef de l'état et ses proches, confirment  que ce dernier a démissionné. "Il reçoit la pression de certains responsables du FCC. C'est ce qui explique son agitation", précisent nos sources dans le cabinet présidentiel.

Un autre document de prise d'acte de la démission d'un membre de la cour constitutionnelle, signé le 10 juillet, confirme encore cette démission. 

Depuis février 2019, Benoit Lwamba est sous sanctions américaines avec d'autres responsables politiques congolais sous Joseph Kabila, dont l'ancien président de l'Assemblée nationale Aubin Minaku. Ils sont notamment accusés de corruption pendant le processus électoral passé.

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