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Une dizaine d’organisations congolaises et leurs partenaires internationaux s’organisent contre la corruption et lancent la campagne « Le Congo n’est pas à vendre ». A l’occasion de la Journée mondiale des Nations Unies contre la corruption, le 9 décembre, ces ONG ont rappelé au président de la République les promesses et initiatives annoncées dans le cadre de son programme de lutte contre la corruption dont la matérialisation tarde.

Ces organisations recommandent à Félix Tshisekedi de maintenir « la rigueur de la sanction inconditionnelle contre les auteurs des détournements et de la corruption de quelques dimensions et niveaux soient-ils, à l’instar de la récente sanction judiciaire qui s’est abattue sur l’un de ses conseillers ». Elles souhaitent également que le président de la République restitue « aux deux coordinations relatives au changement des mentalités et à la lutte contre la corruption leur pleine essence technique en les rendant autonomes de la présidence de la République au risque qu’elles soient résorbées dans les élucubrations politiques et perdent, de ce fait, leur efficacité et substance ».

La coalition attire l’attention du chef de l’Etat également sur le détournement de 15 millions et de 160 millions de dollars américains « dont les Congolais ne se voient guère apaiser par nulle issue judiciaire ». Elle souligne également la pratique d’octroi « des marchés de gré à gré en violation de la loi sur la passation des marchés publics dans le cadre des grands  travaux de réhabilitation et de construction lancés par le programme d'urgence des 100 jours du président de.la République ». Ces organisations notent également « la création des entreprises fictives et illicites, parfois par les membres du pré carré du pouvoir,  afin de s'arroger des marchés juteux et empocher ainsi des fonds colossaux au détriment de l'État, etc. ».

Ces ONG recommandent également au parlement « de ne ménager aucun effort à exercer efficacement et, en temps opportun, pour l'intérêt de la population congolaise son mandat de contrôle public et, de ce fait, de sanctionner les auteurs de la corruption à tous les niveaux des institutions ».

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