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Photo ACTUALITE.CD.

Les forces de l’ordre et de sécurité ont dispersé à coups de gaz lacrymogène et des tirs de sommation, plusieurs dizaines d'habitants de la ville de Beni et ceux venus de la cité d’Oicha (30 km) rassemblés ce vendredi devant la base des casques bleus, au quartier Boikene, pour dénoncer la résurgence des tueries des civils par des présumés combattants ADF (Forces Démocratiques Alliées).

Alors que les manifestants s’étaient amassés devant la caserne des casques bleus malawites pour décrier leur « impuissance » et exiger leur départ, les soldats et policiers congolais encadrés par des officiers ont fait usage des tirs de sommation et de gaz lacrymogène afin de contraindre les protestataires à déguerpir.

Tout s'était passé sur la RN4 où le trafic était partiellement coupé. Chassés devant la base des « soldats de la paix », les manifestants ont reculé jusqu’à 50 mètres où ils se sont réorganisés, regardant les forces de l’ordre et de sécurité avec « animosité ».

Plus d’une soixante de civils ont été cruellement tués ces deux dernières semaines dans la région au cours de diverses attaques. Plusieurs habitants ont fui leurs milieux pour trouver refuge dans des endroits « sécurisés ». Parfois, les attaques ont eu lieu près des positions de la force de l’ONU.

C’est le deuxième jour de manifestation dans la ville de Beni pour dénoncer les tueries. Deuxième jour consécutif également pour la paralysie des activités socio-économiques.

A Butembo également (54 km), des manifestations sont organisées depuis jeudi par des étudiants, mouvements citoyens et ressortissants de Beni pour la même cause. Ce vendredi, une journée ville morte appelée par les groupes de pression "Véranda Mutsanga" et "Parlement debout" de Furu s’est transformée en manifestation. Plusieurs blessés et interpellés sont enregistrés, selon les organisateurs de la manifestation.

Yassin Kombi

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