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Photo ACTUALITE.CD.

Le Bureau des Nations Unies pour les Services d’Appui aux projets (UNOPS) a appuyé la zone de santé de Kalemie avec la réhabilitation du bâtiment abritant le centre de santé de Kankomba à Kalemie (Tanganyika). Un centre qui reçoit jusqu’à 500 malades par mois.

Après plusieurs années de prestation de soins de santé sous les tentes et aux risques des intempéries, le personnel soignant de ce centre de santé bénéficie désormais d’un cadre de travail digne de son nom pour une zone de santé menacée par le paludisme et l’épidémie de choléra.

Selon Shabani Kingombe, coordonnateur de l’aire de santé  de l’hôpital général de Kalemie, la réhabilitation de ce centre vise à améliorer la santé primaire. C’est dans ce cadre que l’UNOPS a décidé de contribuer afin que les soins médicaux soient donnés dans un bon environnement.

« L’objectif était d’améliorer la santé primaire de la communauté de l’aire de santé de l’hôpital général. L’UNOPS  a trouvé qu’on prestait sous les tentes c’est ainsi qu’il a décidé de nous offrir ce beau bijoux. Les maladies les plus fréquentes ici c’est le paludisme, les diarrhées simples, les infections respiratoires, la fièvre typhoïde et surtout le choléra qui bat son record. », a t-il dit.

La zone de santé de Kalemie fait également face à une nouvelle épidémie de malnutrition aigüe et sévère suite aux violences intercommunautaire entre les Twa et Bantou ayant contraint des milliers de personnes à abandonner leurs villages pour trouver refuge dans des camps des déplacés.

Germain Kalunga Mukeni, superviseur en charge de soins de santé primaire dans la zone de santé de Kalemie,  explique qu’en acceptant de réhabiliter ce centre l’UNOPS voulait aider également les déplacés qui n’ont pas de moyens pour se faire soigner.

« La première difficulté c’est d’abord l’infrastructure parce qu’aujourd’hui il y a d’autres centre de santé qui n’ont pas des bâtiments.  Il y a des cas des malnutritions dus à la présence des déplacés des conflits Twa-Bantou. Nous pouvons même dire que c’est une épidémie parce qu’on est au-delà de seuil.  Nous avons beaucoup des partenaires. Il y a OMS dans la surveillance, l’Unicef dans la vaccination et appui matériel, Corps médical international etc… Tous les malades qui viennent de camps sont soignés gratuitement », a expliqué Germain Kalunga Mukeni.

Le bâtiment réhabilité contient une salle de réception, une pharmacie, une salle de consultation, un laboratoire, une salle de soins, la maternité, salle d’observation  et un dépôt pour la nutrition. Il y a également une fosse à placenta, un incinérateur ainsi que 4 portes des toilettes. Le Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) a fait un don de 10 lits dont 6 sont placés dans la salle de soins.  Les responsables du centre de santé plaident désormais pour la construction d’une salle annexe pour séparer la salle d’accouchement des autres services.

Auguy Mudiayi