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Les FARDC en patrouille dans la périphérie de Beni après des affrontements avec des miliciens Mai-Mai ce lundi 22 octobre 2018 (Photo Yassin Kombi/ACTUALITE.CD)

Le groupe terroriste Etat Islamique (EI) a revendiqué deux nouvelles attaques, jeudi 23 mai, dans le territoire de Beni, dans l’est du pays.

Selon l’AFP, la première attaque a été perpétrée à Tchanitchani où « les soldats du Califat ont donné l'assaut à des baraquements de l'armée congolaise, ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d'autres ont fui ».

Jeudi dans la matinée, la société civile avait rapporté une attaque des présumés rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la localité de Samboko-Tchanitchani, située à 18 km près d’Eringeti. L’attaque avait ciblé une position de l’armée. Les rebelles avaient aussi incendié un centre de santé et emporté une dizaine de personnes dans la brousse, selon la même source.

La deuxième attaque a eu lieu « au village de Kumbwa, à Kamango, » où « les soldats du Califat ont utilisé des armes automatiques pour viser des éléments croisés de l'armée congolaise, hier », ajoute l’AFP qui a lu le communiqué traduit de l'arabe en anglais.

Mais, selon la société civile, qui évoque toujours les rebelles ADF, une attaque s’est déroulée mercredi contre une position de l’armée congolaise dans la localité de Musu, située à 9 km au sud-est de Kamango, en chefferie de Watalinga.

Il s’agissait d’une ancienne position de l’armée qui a connu une dizaine de maisons de civils, incendiées.

Sans donner le bilan ni l’heure, l’Etat Islamique avait, via son agence de propagande, Amaq, revendiqué, le 18 avril dernier, une attaque perpétrée dans la localité de Bovata, frontalière à l’Ouganda. Après cette première attaque revendiquée par l’EI, les Etats-Unis, par son ambassadeur en RDC, Mike Hammer, s’étaient dit préoccupés et avaient annoncé que des investigations seront menées.

Yassin Kombi