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Kananga : Quinze stations de radios fermées, sans préavis pour le fisc

Mercredi 15 mai 2019 - 14:03
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Communiqué

Communiqué.

Journaliste en danger (JED) exige la réouverture de quinze stations de radios privées et communautaires fermées, depuis deux semaines, conjointement par la Direction Générale des Recettes Administrative, Domaniale et de Participation (DGRAD) et par l l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), antenne provinciale de Kananga, dans la province du Kasaï Central (centre de la RD Congo), pour non-paiement de redevances, taxes et impôts.

Il s’agit de : Kasaï Horizon Télévision (KHRT). Canal 13, Shaloom, Radio Moyo, Full Contact Radio (FCR), Radiotélévision Prospérité du Kasaï (RTPK), la Voix du Kasaï, RT Amazone (RTA), Sozer, RT Chrétienne (RTC), RT Espérance (RTE), RT Nsanga, Radio Lumière, Radio Pilote et Radio Réveil.

Selon nos sources, toutes ces stations de radios ont été scellées, le 3 mai 2019, par des agents de la DGRAD et ceux de l’ARPTC, accompagnés par un groupe d’agents de l’ordre. 

Aussitôt informés de l’interdiction de fonctionner, les responsables de ces médias se sont rendus à l’antenne provinciale de la DGRAD pour s’enquérir de la situation. Sur place, le responsable de ce service de l’Etat leur a exigé de présenter les preuves de paiement des redevances, taxes et impôts avant de les auditionner sur procès-verbal. En guise de bonne foi, certains directeurs de ces médias ont proposé de verser à la DGRAD des cautions pour obtenir la main levée.

Mais, le responsable de la DGRAD aurait refusé cette proposition. « Nous avons constaté que la DGRAD a refusé d’encaisser les cautions présentées au motif que le nouveau Gouverneur de province, Martin Kabuya Mulamba, a menacé d’action disciplinaire le Directeur provincial de cette régie financière si jamais il laisse fonctionner les radios qui n’ont pas battu sa campagne au moment où il était candidat gouverneur », peut-on lire dans la déclaration des responsables des stations des radios fermées.  

Pour le collectif de responsables de ces médias, cette décision a été prise en violation de la loi, car aucune note de perception n’a été émise pour les stations des radios locales depuis 2007, ni aucune mise en demeure préalable.

Tout en reconnaissant aux médias leur obligation fiscale, Journaliste en danger  (JED) demande instamment aux responsables de la DGRAD et ceux de l’ARPTC de pouvoir négocier avec les directeurs des médias fermés d'un paiement par tranche.