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Des militants Lucha en action / Ph. Christine Tshibuyi

Les 16 militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement  (Lucha) dont une fille, arrêtés, dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 avril, devant le siège local d'Airtel, dans la ville de Beni, ont été relâchés dans la soirée.

Opposés à la surfacturation des produits de télécommunications dont Internet, ces jeunes militants étaient détenus pendant la journée à l'état-major de la Police nationale congolaise (PNC) pour tapage nocturne. La police les a accusé d'avoir chanté nuitamment devant la porte du bureau local de cette société de télécommunications

"Depuis 17 heures, tous nos militants arrêtés sont libres. Le maire de la ville qui a ordonné leur arrestation a également demandé à la police de les libérer. Nous avons seulement constaté leur libération", annonce à ACTUALITE.CD, Fabrice Mulwahali, militant de la Lucha.

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Depuis jeudi dernier, une dizaine de militants de Lucha sont en sit-in no stop, jours et nuits, devant le siège local d'Airtel pour demander à cet opérateur de télécoms d'améliorer ses services et baisser ses prix. 

Mais n'ayant pas obtenu gain de cause à leurs revendications, les militants qui demandent des services moins chers et de meilleure qualité promettent de "poursuivre" leur combat, affirme Mulwahali.

"Même si on nous a arrêté, nous comptons nous réunir demain matin pour voir ce que nous allons prendre comme mesure", a-t-il ajouté.

Aussi  : 22h40" à Beni, la Lucha devant le siège local de Airtel pour décrier la mauvaise qualité de ses services https://actualite.cd/2019/04/25/rdc-22h-40-beni-la-lucha-devant-le-siege-local-de-airtel-pour-decrier-la-mauvaise

Après avoir manifesté jeudi dernier devant le siège national du géant des télécoms en RDC, Vodacom, Lucha a investi ce lundi le siège de Airtel à Kinshasa sur fond des mêmes revendications.

Des sit-in avaient également été organisés dans la ville de Butembo, voisine à Beni. Neuf militants avaient été interpellés, selon le mouvement citoyen, reconnu pour ses diverses mobilisations sur fond des revendications sociales et politiques.

Le prix d'un forfait internet d'un gigabit varie de 1 à 10 dollars pour une courte validité, ce que le mouvement citoyen et plus d'un Congolais trouvent extrêmement cher dans un pays classé parmi les plus pauvres de la planète.

Yassin Kombi