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Félix Tshisekedi a plaidé pour un redimensionnement qualitatif de la MONUSCO. C’était ce vendredi 15 février au cours de la cérémonie de présentation des vœux aux ambassadeurs à la Cité de l'Union Africaine, à Kinshasa.

« Nous accompagnerons le processus de retrait progressif prévu de la MONUSCO, en tenant compte de l’évolution de la situation sécuritaire, en participant pleinement à l’élaboration d’une stratégie de sortie conjointe ainsi qu’à sa transformation progressive dans le cadre du dialogue stratégique », a-t-il dit dans son discours.

Pour lui, l’accent doit être mis sur les groupes armés.

« Lors des discussions du renouvellement de son mandat en mars prochain, nous plaiderons pour une reconfiguration par un redimensionnement qualitatif des troupes qui devront être moins nombreuses mais équipées et aguerries face à la guerre asymétrique dans la collaboration avec l’armée nationale pour la traque des groupes armés, principale menace contre les civils », a-t-il ajouté.

António Guterres, secrétaire général de l'ONU, qu’il avait rencontré à Addis-Abeba lors du 32ème sommet de l’Union africaine, avait évoqué des discussions déjà engagées. 

« Nous avons déjà entamé un dialogue avec le nouveau président. Je crois qu’il y a une volonté mutuelle de coopération. Il faudra éventuellement revoir le dispositif qui existe en RDC. Je crois qu’il serait illusoire de croire qu’on pourrait rapidement fermer la mission. Je crois qu’il y a encore un travail à faire en étroite coopération avec les autorités congolaises », avait-il dit.

Selon des sources onusiennes, la protection des civils, la lutte contre les groupes armés devront rester au cœur du nouveau mandat, mais il faudra attendre les priorités qui seront fixées par les nouvelles autorités congolaises.

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