L’armée congolaise a annoncé, ce samedi 2 février 2019, avoir tué une vingtaine de miliciens Mai-Mai, dans les raids menés, jeudi dernier, sur deux de leurs bastions à Pabuka et Kalingathi, des villages situés au sud-est de la ville de Beni (Nord-Kivu).
Deux soldats dont un officier ont aussi péri dans les combats. L’armée affirme avoir récupéré quelques armes des miliciens.
« Nous avons réussi à mettre hors d'état de nuire une vingtaine d'assaillants, les FARDC, engagées dans cette opération, ont perdu malheureusement deux militaires dont un officier. A mettre aussi dans la gibecière des FARDC, la récupération de deux armes du type AK-47 et d'autres effets militaires retrouvés dans deux campements que nous avons découverts et détruits dans les environs de Pakuba et Kalingathi », a dit le major Mak Hazukay, porte-parole de l’opération sokola 1 à Beni.
Il s’agirait de l’attaque de l’armée contre les miliciens de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC), dans cette région. « Dans l'un de ces campements nous avons retrouvé la liste nominative du deuxième bataillon d'un groupe armé dénommé UPLC, cette liste sera exploitée pour la consommation interne », soutient le porte-parole militaire.
La milice UPLC est active à Beni depuis peu. Trois observateurs militaires de la Monusco ont brièvement été enlevés le 23 janvier dernier par cette milice avant d'être libérés grâce à l’intervention des FARDC.
Yassin Kombi