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Une centaine de jeunes manifestent en ce moment devant le quartier général de la riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola, à Beni (Nord-Kivu). Ils veulent déposer un mémo pour protester contre le report des élections dans cette région. Ebola est l’une des raisons évoquées par les autorités pour justifier cette décision.

Dans sa lettre à la CENI le 17 décembre, Henri Mova, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, avait demandé de prendre en compte la situation sanitaire à Beni et Butembo dans l’organisation des élections.

« En effet, depuis le 2 août 2018, notre pays connaît l’attaque la plus meurtrière de l’épidémie d’Ebola, entraînant à ce jour plus de 300 victimes, sans compter des centaines de cas des personnes contaminées. L’épidémie continue de sévir dangereusement dans la région malgré les efforts du ministère de la Santé et nos partenaires de santé publique », avait-il ajouté.

Depuis le début de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, le cumul des cas est de 585, dont 537 confirmés et 48 probables. Au total, il y a eu 356 décès (308 confirmés et 48 probables).

Début décembre, le ministère de la Santé s’était plutôt montré optimiste.

"Nous travaillons pour qu'Ebola ne soit pas un obstacle à l'organisation des élections", avait déclaré à Goma, le ministre de la Santé, Oly Ilunga.

"Nous avons créé une commission mixte avec les équipes de la CENI. Nous avons déjà échangé les cartes, nous connaissons tous les sites de vaccination, des bureaux de vote qui sont dans le Nord-Kivu et dans l'Ituri, dans la zone qui est affectée par la maladie à Virus Ebola",  avait-il ajouté.

Les équipes de la riposte prévoyaient pour chaque bureau de vote : Des kits de désinfection, de contrôle et de lavage de mains, selon le même responsable affirmant qu'Ebola "ne va pas interférer sur les élections". 

Yassin Kombi, depuis Beni

 

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