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La société civile du Sud-Kivu menace d’engager des actions citoyennes de grande envergure pour exprimer son ras-le-bol suite à l’insécurité grandissante que traverse la province.

Elle rapporte plusieurs cas d’attaques, braquages et tueries des civils par des hommes armés dans la ville de Bukavu et dans les territoires du Sud-Kivu.

“L'attaque de la frontière de Kavimvira en date du 17 septembre par les rebelles burundais du FNL, l'attaque d'un bus de transport en provenance d'Uvira pour Bukavu, le 19 septembre, à 4 kilomètres d'Uvira, plus de 50 familles attaquées et deux filles violées par les hommes armés, la nuit du 18, à Bugorhe, en territoire de Kabare”, cite la société civile dans une déclaration vendredi 21 septembre à Bukavu.

Le récent cas d’assassinat à Bukavu est celui d’un changeur de monnaie tué mercredi dernier par des hommes armés alors qu’il se rendait à son lieu de travail. Ce qui a porté à 15 le nombre des changeurs de monnaie tués dans la ville en l’espace de deux ans.

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“La société civile se réserve le droit de procéder à des actions citoyennes de grande envergure face au mutisme des autorités compétentes tant provinciales que nationales. Beaucoup de Sud-Kivutiens ont perdu leurs vies et la majorité a perdu l'espoir d'un lendemain meilleur”, écrit-elle.

Le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo, avait initié en début 2018 l’opération “Tujikinge” (protégeons-nous) pour lutter contre l’insécurité dans la ville de Bukavu, en particulier, et sur l’ensemble de la province, en général.

Selon  la société civile, cette opération n’a pas produit les résultats escomptés et nécessite une évaluation. L’opération préconise notamment une collaboration entre l’autorité et la population, le renforcement des patrouilles des forces de l’ordre, ainsi que le déploiement de la police dans les points chauds de la ville de Bukavu.

Justin Mwamba

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