<span style="font-weight: 400;">Le président d'Alliance des Mouvements du Kongo (AMK), Claudel André Lubaya, appelle l'opposition à abandonner le débat sur des chiffres de différents programmes de ses candidats pour intensifier la pression afin d’arracher d’autres victoires qui, selon lui, sont déterminantes pour la suite du processus électoral.</span><span style="font-weight: 400;">
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</span><span style="font-weight: 400;">Dans cette tribune intitulée “O<em>pposition : entre élections choisies et élections subies</em>”, envoyée à ACTUALITE.CD, le député Lubaya énumère les points sur lesquels l'opposition devrait se focaliser dont la restructuration de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avec pour conséquence la mise à l’écart de la machine à voter.</span><span style="font-weight: 400;">
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</span><span style="font-weight: 400;">Tribune</span>

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</span><b>Opposition: Entre élections choisies et élections subies</b><span style="font-weight: 400;">
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</span><span style="font-weight: 400;">Empêtrée dans le débat sur des chiffres de différents programmes de ses candidats et sur la candidature commune, l’opposition semble, à mon humble avis, tombée dans le piège lui tendu par le FCC qui lui, jusqu’à ce jour, ne présente aucun programme et n’aligne aucun chiffre. On sait pourquoi. Après avoir inféodé tout l’appareil politique, judiciaire, militaire, sécuritaire et financier de l’État, le FCC met les bouchées double pour infester le processus électoral en s’assurant, par la tricherie, une victoire aux prochains scrutins. </span><span style="font-weight: 400;">
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</span><span style="font-weight: 400;">Même si le débat sur les chiffres et le candidat commun est nécessaire en cette période, il me semble détourner l’opposition de l’objectif principal qui est celui d’arracher, grâce à son unité et à la mobilisation populaire, des élections démocratiques et transparentes. L’opposition devra, à mon humble avis, intensifier la pression, avec le peuple et les autres forces du changement, pour arracher d’autres victoires qui sont déterminantes pour la suite à savoir : 1. la restructuration de la CENI avec pour conséquence la mise à l’écart de la machine à voter et la stérilisation du fichier électoral; 2. la décrispation de l’espace politique avec pour conséquence la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés, la cessation des tracasseries judiciaires, fiscales et administratives contre les dirigeants et militants de l’opposition et les activistes de la société civile, la libéralisation de l’accès aux médias publics, etc; 3. la mise en place d’un cadre de concertation opposition - FCC - société civile devant assurer le monitoring du processus; 4. l’engagement solennel des forces armées, de la police et des renseignements à observer la neutralité avant, pendant et après le processus et à en respecter les résultats en se soumettant aux autorités élues; 5. l’implication de la communauté internationale dans toutes les étapes du processus, etc.</span><span style="font-weight: 400;">
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</span><span style="font-weight: 400;">Sans cela, même Jésus Christ sera battu par le candidat du FCC qui, il faut l’avouer, n’a aucune chance de l’emporter dans un scrutin démocratique et transparent. Ce candidat a comme atouts : la partialité manifeste de la CENI et l’inféodation de l’appareil politique, électoral, militaire, sécuritaire, judiciaire, financier et administratif d’État au FCC. Dans ce contexte, l’élection pour l’opposition s’apparente à un carnage politique qui risque de décimer plusieurs de ses leaders qui seront déclarés perdants par la CENI à tous les scrutins et à qui les cours et tribunaux désormais inféodés au FCC ne donneront aucune chance à leurs recours pendant que l’armée et la police auront pris possession de tous les lieux stratégiques pour y réprimer dans le sang, toute contestation. Et Kabila se sera maintenu, même après les élections qu’il aura fait subir à l’opposition.</span>

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