<b>Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) Steve Mbikayi annonce la fin de la grève des professeurs à l’Université de Kinshasa (Unikin) et à l’Université pédagogique nationale (UPN), entre autres. D’après Steve Mbikayi, le gouvernement a décidé de payer le salaire des professeurs conformément à l’accord signé en 2017. Dans cet accord, le gouvernement avait l’obligation d’augmenter progressivement le salaire des professeurs.</b>
<b>Vous avez annoncé la fin de la grève des professeurs des universités, quels sont les points de compromis? </b>
J’avais deux dossier à défendre au gouvernement par rapport au personnel de mon ministère; il y a d’abord la problématique du paiement d’un palier de salaires qui était prévu pour le mois d’avril, parce que d’après le compromis signé l’année passée, on devrait augmenter progressivement le salaire du personnel de l’ESU pour qu’il puisse récupérer leur pouvoir d'achat. On avait payé un premier palier en novembre 2017, puis on devrait payer un autre palier en avril 2018, il se fait que la paye a été tirée sans ce palier suite à certaines difficultés de trésorerie que nous avons au niveau du gouvernement. C’est pour cela que les professeurs d’Université étaient en grève. Et j’ai défendu ce dossier au conseil des ministres d’hier et le président de la république a donné l’ordre pour que moi, mon collègue des budgets et celui des finances, qu’on se retrouve autour du Premier ministre pour que nous trouvions une solution. Et après une longue discussion, nous sommes tombés d’accord pour qu’on tire la paye complémentaire pour le mois d’avril. Ce qui veut dire que l’accord sera respecté complètement, et il y aura une augmentation pour le mois d’avril, mai et juin en attendant une autre pour la fin de troisième trimestre de cette année. Et comme la grève a été déclenché par rapport à cette problématique, étant donné que nous avons donné ce résultat au syndicat des professeurs, et le corps scientifique et administratif, ce pour quoi j’ai annoncé que la grève est finie.<b>
</b><b>
</b><b>La fin de la grève est donc en vigueur dès lors?</b>
Oui la décision est prise et prend effet. Mais moi-même je fus syndicaliste, il faut comprendre quand les syndicalistes viennent négocier, ils doivent d’abord faire rapport à leur base avant de lever l’option même s’ils ont eu des réponses à leur revendications. Je sais dans Leurs procédures qu’ils vont convoquer d’abord l’assemblé générale afin de faire rapport et puis lever la grève qui a été prononcée dans une assemblée générale.<b>
</b><b>
</b><b>Que faut-il faire pour éviter que cela se reproduise ?</b>
Il y a trop de grèves parce que le gouvernement fait face à certaines difficultés dues à la conjoncture. Parce qu’il y a d’un côté les médecins, les infirmiers, les magistrats, les professeurs d’université et les enseignants de l’EPSP, ce qui fait que l’État ne peut pas, en mesure du coût, de pouvoir trouver des solutions de façon magique. Ce qui fait que les travailleurs aussi sont dans leur droit de revendiquer parce qu’ils sont là pour revendiquer et nous pour trouver des solutions. ils font leur travail et nous faisons le nôtre. Donc c’est tout à fait normal dans une société qu’il y ait des contradictions, d’agitations ou des tensions, et que le pouvoir soit en mesure de calmer ça, et donner des réponses propices à la population. Maintenant au niveau de mon secteur il reste un seul problème qui va surement être résolu dans les prochaines semaines, c’est le problème du manque à gagner dû aux frais académiques que nous avons fait payer à 920 Fc, et c’est avec le temps que nous allons trouver la solution<b>
</b><b>
</b><b>D’après certains étudiants, la décision imposant les frais académiques au taux de 920 pour 1 USD n’est pas respectée? </b>
Là, vous faites allusion aux établissements privés car cette mesure ne concerne pas les privés, elle concerne que les établissements publics. À ma connaissance cette mesure est respectée partout, mais s’il y a un ou deux établissements qui ne respectent pas cette mesure, on doit m’informer pour que je puisse m’occuper des personnes qui seraient allées outre cette décision. Ce que moi je veux dire et que nous sommes là pour protéger d’abord les étudiants parce qu’eux ne sont pas là pour nous mais nous, les professeurs et le personnel, sommes là tous pour les étudiant que nous devons encadrer. Alors toutes les mesures que nous prenons doivent aller dans le sens de facilité la tâche à nos étudiants et c’est ce que je fais depuis que je suis à la tête de ce ministère, et là je remercie le chef de l’État qui m’a facilité la tâche en coupant court en faveur de l’argumentaire que j’ai donné en faveur de professeurs.
<b>Interview réalisée par Stanys Bujakera Tshiamala</b>