Le député national Garry Sakata a qualifié le tribalisme de fléau « au même titre que la corruption et les détournements » mardi, lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala.
Selon lui, ce phénomène ne relève plus seulement des préjugés communautaires : il est devenu un instrument de mobilisation, de manipulation et de déstabilisation sociale.
Il cite en exemple les « motions de soutien » communautaires qui suivent l'arrestation de hauts responsables. Il estime que tous les leaders, du sommet de l'État jusqu'aux villages, exploitent l'appartenance ethnique, et que cette manipulation prospère faute de sanctions.
« Les gens se livrent à des actes de tribalisme parce qu'ils savent qu'en retour, il n'y aura pas de sanctions », a-t-il expliqué. Pour l'élu, le conflit Teke-Yaka a « forcément » montré les limites de l'ordonnance-loi de 1966, qu'il juge obsolète, pauvre en dispositions pénales et calquée sur un modèle occidental.