Le ministre d’État chargé du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a présidé, ce lundi 2 novembre 2026, à Kinshasa, la septième réunion du Comité opérationnel national du Programme de développement local de 145 territoires (CONA), consacrée à l’évaluation du premier volet de ce projet, axé sur la construction des infrastructures socio-économiques, en vue de sa finalisation, ainsi qu’au lancement du deuxième volet, essentiellement consacré à la réhabilitation des routes de desserte agricole.
En présence de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, des vice-ministres du Budget et des Finances, ainsi que des agences de mise en œuvre, Guylain Nyembo a d’abord rappelé la portée du PDL-145T, qu’il a présenté comme une « initiative majeure » du gouvernement en matière de développement local, de réduction des disparités territoriales et de renforcement de l’équité dans l’accès aux infrastructures et aux services sociaux de base.
« Au-delà de sa vocation première de programme de développement territorial, le PDL-145T se veut également un véritable outil programmatique de transformation des territoires, fondé sur une approche intégrée et multisectorielle », a-t-il indiqué.
À l’en croire, l’exécutif entend finaliser rapidement le premier volet du PDL-145T, conformément aux exigences du président de la République, afin de répondre aux attentes des Congolais. Le quatrième CONA a, selon lui, permis d’affiner les différentes stratégies en vue d’accélérer l’exécution des travaux restants à travers le pays.
« Sur le plan opérationnel, nous avons tiré de très bonnes résolutions. Nous attendons donc les prochaines avancées pour pouvoir reprendre la mise en œuvre avec les différentes agences », a déclaré Guylain Nyembo.
S’agissant du deuxième volet du programme, celui-ci vise à faciliter le désenclavement des territoires et à améliorer l’accès des populations aux zones de production et aux marchés. Il prévoit notamment la réhabilitation des routes de desserte agricole afin de réduire les coûts de transport, de faciliter l’écoulement des produits agricoles et de renforcer les économies locales.
Pour sa part, Jean-Philippe Mukuaki, coordonnateur du Comité technique de suivi du PDL-145T (CTSP), a indiqué qu’en raison des contraintes financières, seuls 3 700 kilomètres de routes de desserte agricole seront réhabilités, contre 10 000 kilomètres initialement prévus pour cette première édition, qui prend fin en décembre 2027. Il a, à cet effet, assuré que la phase préparatoire de ce deuxième volet était désormais bouclée, soulignant notamment l’importance de l’harmonisation des routes de desserte agricole avec celles d’intérêt national et provincial.
« Nous avons aussi accordé une attention particulière à l’harmonisation entre les routes de desserte agricole, les routes d’intérêt provincial et celles d’intérêt national, afin que les routes de desserte agricole ne constituent pas des îlots, mais facilitent plutôt l’acheminement de la production vers les sites et les centres de commercialisation », a-t-il déclaré lors de la réunion.
Jean-Philippe Mukuaki a, par ailleurs, affirmé que les travaux de cartographie des routes relevant de chaque agence de mise en œuvre étaient achevés depuis le mois d’août dernier. Le coût moyen de réhabilitation varie entre 50 000 et 70 000 dollars américains par kilomètre. Les coûts de l’entretien courant et de l’entretien périodique sont, quant à eux, estimés respectivement à 4 500 dollars et entre 8 000 et 10 000 dollars américains par kilomètre.
Enfin, le ministre d’État chargé du Plan et de la Coordination de l’aide au développement est revenu sur le bilan de réalisation du premier volet du PDL-145T, dont il a présenté les résultats comme significatifs. À ce jour, a-t-il révélé, 1 100 ouvrages, comprenant 652 infrastructures scolaires, 370 infrastructures sanitaires et 78 infrastructures administratives, sont achevés et progressivement mis à la disposition des communautés bénéficiaires.
D’autres ouvrages sont en cours de finition, tandis que certains marchés ont dû faire l’objet d’une reprise en raison de la défaillance des entreprises initialement adjudicataires. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Cellule d’exécution des financements en faveur des États fragiles (CFEF) et le Bureau central de coordination (BCECO), trois principales agences de mise en œuvre, ont également présenté leurs réalisations respectives au cours de cette réunion.
Samyr LUKOMBO