L’Assemblée nationale a débuté, ce jeudi 29 octobre, l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2027.
Le texte a été présenté par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Il est présenté en équilibre en recettes et en dépenses à 56 390 milliards de francs congolais, soit 24,8 milliards de dollars américains. Le projet de loi met l’accent sur la sécurité, la création d’emplois, le développement des infrastructures et l’amélioration des conditions de vie de la population.
Dans son intervention, la cheffe du gouvernement a rappelé que la présentation du projet de loi de finances constitue une étape essentielle du dialogue entre le gouvernement et le Parlement, conformément aux dispositions constitutionnelles et légales régissant les finances publiques.
Le projet de budget 2027 s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement 2024-2028, structuré autour de six piliers prioritaires. Ceux-ci portent sur la création d’emplois et la protection du pouvoir d’achat, la défense du territoire national et la sécurité des populations, ainsi que l’aménagement du territoire et le développement des infrastructures.
Le programme prévoit également le renforcement de l’accès aux services sociaux de base, notamment l’éducation, la santé, l’eau potable et l’électricité. Il vise aussi à améliorer la gouvernance et l’efficacité des services publics, tout en renforçant la gestion des finances publiques, la protection de l’environnement et la lutte contre les effets du changement climatique.
Ces priorités s’inscrivent dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, les besoins humanitaires et les défis économiques auxquels le pays reste confronté.
Dans ce projet de loi de finances, le gouvernement veut également renforcer la mobilisation des recettes publiques et améliorer la gestion des ressources de l’État afin de soutenir le financement des politiques publiques et des investissements nécessaires au développement du pays.
Pour Judith Suminwa, le budget de l’État ne saurait se limiter à un simple exercice comptable. Il constitue un instrument d’action publique destiné à répondre aux attentes de la population et à soutenir les priorités du développement national. La Première ministre a ainsi appelé les députés nationaux à examiner le projet de loi et à accompagner les efforts du gouvernement en faveur de la souveraineté nationale, du renforcement de la sécurité et du développement économique et social.
Une première étape des interventions de députés par groupes parlementaires et non inscrits est franchie. Au total, 94 demandes.d’intervention. Seulement 38 sont i tervenus pour ce premier jour du débat. Aimé Boji Sangara, Président de l’Assemblée nationale et président de séance a suspendu le débat pour le poursuivre demain vendredi 30 octobre.