L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) appelle à privilégier des contrats à forte valeur ajoutée pour renforcer les entreprises nationales et favoriser la création d’emplois durables. Ce mercredi 28 octobre, 28 contrats de sous-traitance ont été signés à Kipushi, dans la province du Haut-Katanga, entre Kipushi Corporation (KICO SA) et des entreprises congolaises éligibles.
Cette signature s’inscrit dans la promotion du contenu local et de la participation des entreprises congolaises aux opportunités économiques générées par les investissements miniers.
À cette occasion, le directeur général de l’ARSP a insisté sur la nécessité de privilégier des contrats susceptibles de renforcer durablement les capacités des entreprises nationales. Juan Ted Beleshayi Kasanda a plaidé pour des engagements à forte valeur ajoutée, capables de soutenir la croissance des entreprises congolaises et de générer des emplois durables.
L’ARSP insiste sur la participation majoritaire congolaise
Le responsable de l’ARSP a également rappelé les règles relatives à la participation des investisseurs étrangers dans les entreprises éligibles à la sous-traitance, en mettant l’accent sur la majorité congolaise dans le capital.
« On n’a pas dit de chasser les étrangers, mais on a dit 51 % pour les Congolais et 49 % pour les étrangers, conformément à la loi », a-t-il précisé.
Cette déclaration souligne la volonté de l’organe de régulation de promouvoir l’entrepreneuriat national tout en maintenant la participation des investisseurs étrangers dans le cadre prévu par la législation applicable.
De son côté, le directeur général adjoint de KICO SA, Daniel Lwabeya, a présenté la signature des 28 contrats comme une démarche visant à renforcer la participation des entreprises locales à la croissance économique liée aux investissements de la société minière.
« Cette cérémonie traduit une ambition : bâtir un environnement dans lequel les entreprises locales participent pleinement à la croissance économique », a-t-il déclaré.
Selon lui, les 28 entreprises retenues et validées par l’ARSP témoignent de la volonté de KICO de contribuer au développement local, en veillant à ce que ses investissements produisent des retombées économiques au bénéfice des communautés.
Au cours de la cérémonie, le directeur général de l’ARSP a tenu à clarifier les responsabilités de son institution. Il a rappelé que celle-ci n’attribue pas directement les marchés de sous-traitance, mais veille à l’éligibilité des entreprises, à la transparence des procédures et au respect de la législation en vigueur.
CIKO est un projet réalisé dans le cadre d’un partenariat entre la Gécamines et Ivanhoe Mines pour l'exploitation de zinc. L’usine relancée en 2024, a une capacité de production de 45 000 tonnes de zinc par mois. La mine de Kipushi, exploitée pour la première fois en 1924, avait cessé ses activités en 1993, conséquence de la crise économique qui avait touché le pays.
La mine de Kipushi a été qualifiée de "joyau unique" pour ses teneurs exceptionnellement élevées en zinc, atteignant plus de 30 %, bien au-dessus de la moyenne mondiale de 4 à 12 %. Avant son arrêt, elle produisait jusqu’à 140 000 tonnes de zinc par an, contribuant à la fois à l’économie locale et à l’emploi.
James Mutuba