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Maï-Ndombe : l’Assemblée provinciale exige le retrait de l’arrêté dissolvant le comité provisoire de l’intersyndicale des enseignants

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L’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe s’implique dans le bras de fer opposant le ministre provincial de l’Éducation à l’intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1. À l’issue d’une audition organisée vendredi, l’organe délibérant a ordonné le retrait de l’arrêté ministériel ayant dissous le comité provisoire de l’intersyndicale, dans un contexte marqué par plus d’un mois de grève des enseignants.

Selon les députés provinciaux, le ministre provincial de l’Éducation n’a aucun pouvoir sur le syndicat des enseignants. L’Assemblée provinciale a ainsi appelé les protagonistes à privilégier les voies pacifiques pour résoudre leur différend et apaiser la tension.

Intervenant sur cette question, le rapporteur de l’Assemblée provinciale, Malachie Mpia Bokona, a annoncé qu’une délégation est attendue à Kinshasa afin de trouver une solution définitive aux irrégularités salariales dénoncées par les enseignants.

« Dissoudre l’intersyndicale n’est pas de sa compétence parce que ce sont deux services parallèles. Personne d’entre eux ne peut tenir l’autre. C’est la durée de la grève qui a motivé notre démarche. Ça fait un mois et demi que les élèves de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1 n’étudient pas. L’Assemblée a demandé le retrait d’office de cet arrêté. Que les enseignants prennent patience, leur président doit voyager pour Kinshasa avec le ministre, aux frais du gouvernement provincial, pour décanter ensemble la situation de la paie », a déclaré Malachie Mpia Bokona, rapporteur de l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe.

Cette mesure intervient dans un contexte tendu entre le ministre provincial de l’Éducation et l’intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1. Le ministre a récemment annoncé la dissolution du comité provisoire de l’intersyndicale, accusé notamment d’incompétence, de manque de collaboration et d’avoir dépassé les limites de sa compétence, en raison d’une grève décrétée bien avant la rentrée scolaire du 1er septembre dernier. Justin Iyolo avait également ordonné la reprise des cours le 19 octobre dernier, décision qui a été majoritairement suivie. Les enseignants, qui ont contesté la légalité du pouvoir du ministre à dissoudre leur comité syndical, réclamaient le paiement des salaires des mois de décembre 2025 et janvier 2026.

Jonathan Mesa