Le noyau de la société civile de Hombo tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire de près de 2 350 familles déplacées installées à Lukaraba, dans la zone de santé d’Itebero, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, ainsi qu’à Hombo Sud, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu.
Cette alerte intervient à la suite d’une mission d’évaluation menée du 25 au 27 septembre 2026 dans ces deux zones d’accueil. L’organisation indique avoir constaté des conditions de vie difficiles pour des populations ayant quitté leurs villages en raison des violences enregistrées notamment à Ziralo, Ufamandu, Remeka, Lurere et Biriko.
À Lukaraba, plusieurs familles vivent dans des abris de fortune et manquent de produits de première nécessité. Les besoins concernent notamment l’alimentation, les articles ménagers essentiels, l’accès à l’eau et à l’hygiène, les soins de santé ainsi que la protection. La société signale également une exposition accrue des enfants au risque de malnutrition et relève la vulnérabilité particulière des femmes enceintes et des adolescentes.
L’organisation souligne que certaines personnes malades bénéficient déjà d’une prise en charge grâce à l’intervention de MEDAIR. Elle estime toutefois que cette assistance reste insuffisante au regard de l’ampleur des besoins enregistrés parmi les déplacés.
À Hombo Sud, la pression est également forte sur les structures sanitaires. Le centre hospitalier local reçoit un nombre important de personnes déplacées nécessitant des soins, ainsi que des blessés liés aux violences. Avec des capacités d’accueil et des ressources limitées, l’établissement fait face à des difficultés pour répondre durablement à cette demande croissante.
Face à cette situation, cette structure citoyenne sollicite une intervention rapide des autorités, des agences des Nations unies, des organisations humanitaires, des partenaires techniques et financiers ainsi que des personnes de bonne volonté.
L’organisation recommande notamment le renforcement de l’aide alimentaire et des biens essentiels, la distribution de kits d’hygiène et de dignité, la prise en charge nutritionnelle et médicale, ainsi que le renforcement des mécanismes de protection. Une attention particulière devrait, selon elle, être accordée aux femmes, aux filles et aux enfants.
Pour la société civile locale, une mobilisation rapide des acteurs humanitaires est nécessaire afin d’améliorer les conditions de vie des familles déplacées et de prévenir une aggravation de leur vulnérabilité dans ces zones d’accueil.