Après un mois de grève déclenchée en raison du retard de paiement de salaires, la pression monte sur les enseignants de Popokabaka, dans la province du Kwango. Le gouvernement provincial exige la reprise des cours et menace de sanctions tout enseignant qui refuserait de reprendre le travail.
Dans un message officiel, le ministre provincial en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Josué Komba, a exigé la levée de la grève et la reprise des cours dès le lundi 5 octobre. Il annonce également le déploiement des inspecteurs pour veiller à l’application de cette instruction.
Selon le ministre, aucune grève ne peut être déclenchée sans l’aval de la hiérarchie syndicale au niveau national.
« Tout agent ou responsable qui, sans motif légalement justifié, refuserait de reprendre le travail ou entraverait volontairement le fonctionnement normal des établissements scolaires s’expose aux sanctions administratives prévues par les textes en vigueur. J’instruis les inspecteurs chefs de pools primaires et secondaires de me faire rapport de la reprise du travail et invite chacun à faire preuve de responsabilité, de discipline et de patriotisme en vue de préserver l’année scolaire 2026-2027 et d’assurer l’avenir de nos enfants », a-t-il déclaré.
Le ministre affirme par ailleurs que le gouvernement provincial suit de très près la situation des impaiements des salaires du mois de juin 2026, une situation qui relève, selon lui, du gouvernement central.
À Popokabaka, les enseignements n’avaient pas repris le 1er septembre, date officielle de la rentrée scolaire. À l’époque, les enseignants réclamaient trois mois d’arriérés de salaires.
En septembre dernier, la banque chargée de la paie a versé les salaires correspondant à deux des trois mois d’arriérés. Ce paiement n’a toutefois pas convaincu les enseignants de reprendre le travail. Ils ont, à la place, officialisé leur mouvement de grève par une déclaration publiée le 23 septembre dernier.
Jonathan Mesa