Le coordonnateur national du mouvement citoyen WAKE UP, le professeur Pistis Mbala Sinza, a fermement exprimé, ce samedi 3 octobre son opposition à toute négociation avec les groupes armés dans le cadre du dialogue national annoncé en République démocratique du Congo. Face à la presse, il a appelé à privilégier la force publique pour restaurer l'intégrité territoriale.
Alors que les débats autour de la tenue d'un dialogue national s'intensifient en RDC, le mouvement citoyen WAKE UP choisit la ligne de la fermeté. Son leader, le professeur Pistis Mbala Sinza, n'a pas mâché ses mots face aux velléités de compromis avec les agresseurs du pays.
Pour le coordonnateur national de WAKE UP, la réponse à la crise sécuritaire qui secoue la partie est du pays ne doit en aucun cas être politique ou diplomatique face aux insurgés. L'État congolais possède, selon lui, tous les leviers nécessaires pour faire respecter sa souveraineté sans faiblir.
« Pourquoi voulez-vous que, parce qu’il y a une agression chez nous, nous négociions avec les rebelles ? Nous avons l’armée, nous avons la police, nous avons tous les services de sécurité. S’il y a agression, il faut chasser l’ennemi d’où il vient. Il ne faut pas négocier avec les rebelles. Là, vous fragilisez les institutions de la République », a martelé le professeur Pistis Mbala Sinza.
Au-delà de la réponse purement militaire, le leader de WAKE UP met en garde contre les conséquences à long terme de telles discussions sur l'architecture institutionnelle du pays. Céder à la table des négociations face à des groupes armés équivaudrait, selon son analyse, à un aveu de faiblesse qui mettrait en péril les fondements mêmes de la nation.
Cette sortie médiatique a également été l’occasion pour le professeur Pistis Mbala Sinza de clarifier la position de son mouvement sur l'avenir politique du pays. Tout en insistant sur le respect strict du calendrier constitutionnel et en refusant tout glissement électoral, le coordonnateur de WAKE UP a officiellement formalisé ses ambitions nationales en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle prévue en décembre 2028. Une manière d'ancrer son discours de fermeté et de souveraineté dans une vision politique à long terme pour la RDC.
Fiston MOKILI