You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

RDC: au conseil de sécurité des Nations-Unies, la société civile du Sud-Kivu dénonce les tueries ciblées des populations et des DDH

Photos Droits tiers

La société civile de la province du Sud-Kivu a alerté le conseil de sécurité des Nations Unies sur la dégradation de la situation humanitaire et sécuritaire dans la province du Sud-Kivu et celle du Nord-Kivu.

Invitée au conseil des Nations Unies, la société civile du Sud-Kivu a indiqué qu'il s'agit d'une catastrophe oubliée qui a fait près de 10 millions des morts depuis l'année passée.

" Au Sud-Kivu par exemple, 800 000 déplacés internes sans assistance depuis 6 mois. On les retrouve à Numbi, Minembwe, Kaniola, Itombwe, Mwenga… car l'accès est bloqué et instrumentalisé comme arme de guerre", dit la société civile de la province du Sud-Kivu.

Pour Néné Bintu présidente de la société civile du Sud-Kivu, les défenseurs sont tués

" Dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23 au Nord et au Sud-Kivu, une administration parallèle taxe au bout du fusil et illégalement nos compatriotes, et commet des exactions ciblées. Ce qui se passe à Kaniola, Luntukulu, Kabare, Walungu, Kalehe, Bukavu et Goma n'est pas un incident, c'est une méthode: assassinats, incendies, punitions collectives, cachots-mouroirs où les détenus sont privés de la visite de leurs familles ; autant d’atrocités qui traduisent une stratégie délibérée de terreur et de soumission des populations civiles", dit la société civile du Sud-Kivu.


Et d'ajouter.

" Les défenseurs des droits humains sont menacés, arrêtés ou enlevés pour avoir documenté les massacres, dénoncé l’agression, les fosses communes, les taxes illégales, les barrières payantes, etc. Les journalistes sont réduits au silence, emprisonnés ou portés disparus pour avoir exposé les abus. La loi de 2023 sur la protection n'est pas appliquée" .

La société civile du Sud-Kivu a plaidé  pour un renforcement de l’assistance aux défenseurs des droits humains et à toutes les personnes qui cherchent à exposer les réalités vécues par les civils dans l’Est.

Dans son plaidoyer, la société civile du Sud-Kivu a laissé entendre que la guerre à Kaniola, Minembwe, Karhembo, Lomera, Luhihi, Luhwinja, 
Ituri et Rubaya n'est pas ethnique, c'est une guerre économique.

" Concrètement, dans ces zones, des exploitants artisanaux extraient la cassitérite, le coltan et l'or sous la contrainte de groupes armés. Ce minerai est taxé à la mine, transporté à Bukavu ou à Goma, mélangé à du minerai dit « propre » pour en effacer la trace, puis exporté via des  comptoirs chaque tonne", note cette structure.

Dans son plaidoyer, la société civile du Sud-Kivu a proposé 4 actions notamment l'application urgente de la résolution 2773 sur  la protection des civils, l'accès  humanitaire inconditionnel.

La société civile a également plaidé pour 
dialogue incluant la société civile, notamment les femmes et les jeunes, afin de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et l’intégrité territoriale de la RDC face à toute tentative de balkanisation.

Pour cette structure, il faut également une justice  économique et redevabilité contre  ceux qui 
achètent les minerais de sang de Rubaya, Luhwinja, Lomera, Karhembo, Luhihi…en sanctionnant également les  les chefs des groupes armés, mais aussi les réseaux économiques et les comptoirs qui les financent.

D'autres part, la société civile du Sud-Kivu demande au conseil des Nations Unies d'exiger des multinationales qui achètent nos 3T l'or qu’ellespublient leurs audits de diligence raisonnable.