Trois mois après la signature des contrats de performance avec quinze établissements publics et structures sous tutelle, le ministère du Plan passe à l’évaluation des engagements pris.
À l’occasion de la restitution des résultats à mi-parcours, organisée ce vendredi 2 octobre 2026 à Kinshasa, le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, a appelé les responsables concernés à accélérer la mise en œuvre de leurs engagements et à prendre des mesures correctives face aux retards constatés.
Signés le 25 juin dernier, ces contrats visent à instaurer une culture de gestion axée sur les résultats au sein des établissements publics et structures placés sous la tutelle du ministère du Plan. Ils définissent, pour chaque entité, des objectifs précis, des indicateurs de performance et des résultats attendus.
Cette évaluation à mi-parcours a permis de relever des niveaux d’exécution différenciés. Alors que certaines structures affichent des avancées à consolider, d’autres accusent cependant des retards nécessitant des ajustements avant la clôture de l’exercice 2026.
Guylain Nyembo souhaite que l’appréciation des performances reposent sur des éléments concrets, vérifiables et documentés, plutôt que sur les seules activités annoncées ou engagées.
« Une activité annoncée ou engagée ne suffit pas à démontrer un résultat », a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de produire des données complètes, fiables et transmises dans les délais.
Parmi les difficultés relevées figurent notamment des réformes inachevées, des systèmes d’information incomplets, des contraintes liées à la mobilisation des ressources financières ainsi que le décalage entre les activités réalisées et les résultats effectivement mesurables.
Le ministre d’État a, dans ce contexte, exigé une évaluation rigoureuse et équitable, tenant compte des objectifs assignés à chaque structure, des moyens disponibles et des contraintes dûment documentées.
Des plans correctifs exigés avant la fin de l’exercice.
Au-delà du constat, Guylain Nyembo a demandé à chaque établissement et structure sous tutelle d’élaborer un plan de mesures correctives pour la période restante de l’année. Ce document devra notamment préciser les actions prioritaires, les responsables de leur exécution, les échéances, les moyens nécessaires et les résultats attendus.
Le ministre a également annoncé l’instauration d’un dialogue de gestion individuel entre la tutelle et les responsables de chaque structure, avant les prochaines cérémonies de restitution.
« Ce dialogue s’appuiera sur les conclusions des comités ad hoc et sur les observations de la structure évaluée. Il permettra de clarifier les écarts, d’examiner les contraintes et de convenir des mesures correctives », a-t-il déclaré.
Enfin, Guylain Nyembo entend poursuivre l’accompagnement des structures concernées, notamment par le renforcement des capacités en gestion axée sur les résultats, l’amélioration des outils de suivi et leur digitalisation progressive.
À trois mois de la clôture de l’exercice 2026, l’enjeu est désormais de traduire les engagements souscrits en juin en réalisations mesurables, tout en renforçant la redevabilité des établissements publics et structures sous tutelle.
Samyr LUKOMBO