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Est de la RDC: le Conseil de sécurité de l'ONU réitère son appel au retrait immédiat et inconditionnel des forces rwandaises et à la cessation de tout soutien à l’AFC/M23

Photo ACTUALITÉ. CD

Considérées par les Nations unies et d’autres partenaires internationaux de la RDC comme des alliées de premier plan de la rébellion de l’AFC/M23 dans la conquête territoriale et l’occupation de vastes pans des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les Forces de défense rwandaises (RDF) viennent une nouvelle fois d’être sommées de quitter le sol congolais. Cet appel des membres du Conseil de sécurité de l’ONU a été réitéré à l’issue de la présidence française du Conseil de sécurité, qui a dirigé les travaux tout au long du mois de septembre de l’année en cours.

L’annonce a été faite par Jérôme Bonnafont, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies à New York, aux États-Unis. La présidence française du Conseil de sécurité s’est clôturée par le briefing trimestriel consacré à la situation en République démocratique du Congo. Cette session, tenue mardi 29 septembre 2026 a permis d’écouter l’exposé du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC et Chef de la MONUSCO, James Swan, ainsi que ceux d’autres représentants des États membres de l’ONU.

« Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur appel aux Forces de défense rwandaises pour qu’elles cessent tout soutien au M23 et se retirent immédiatement et sans condition du territoire de la République démocratique du Congo, conformément à la résolution 2773 », a déclaré Jérôme Bonnafont, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies

À cette occasion, les membres de l’organe exécutif de l’ONU chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales ont également appelé les parties au conflit à respecter leurs engagements afin de faire avancer le processus politique et sécuritaire en cours. Dans le même temps, ils ont réitéré leur soutien à la MONUSCO, conformément à la résolution 2808, qui a renouvelé pour une année le mandat de la mission jusqu’au mois de décembre 2026.

« Les membres du Conseil de sécurité ont appelé les parties à faire avancer les processus politique et sécuritaire en cours afin d’instaurer une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs. Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur plein soutien à la MONUSCO pour les efforts qu’elle continue de déployer afin de maintenir la paix et la sécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, conformément à son mandat », a affirmé jeudi 1 octobre 2026  l’ambassadeur Jérôme Bonnafont

Par ailleurs, a-t-il poursuivi, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur profonde préoccupation face aux conséquences humanitaires du conflit persistant dans l’Est de la République démocratique du Congo, ainsi qu’à l’épidémie de maladie à virus Ebola en cours. D’après le diplomate Jérôme Bonnafont, ils ont appelé à un soutien accru au plan révisé de réponse aux besoins humanitaires pour 2026.

« Les membres du Conseil de sécurité ont appelé toutes les parties à se conformer à leurs obligations au titre du droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave », a insisté l’ambassadeur français Jérôme Bonnafont.

Rappelons-le, la rébellion de l'AFC/M23, qui contrôle de vastes pans des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, continue de bénéficier de l'appui militaire des Forces rwandaises de défense (RDF) dans ses opérations ainsi que dans la consolidation de ses positions sur le théâtre des opérations dans l'Est de la République démocratique du Congo. C'est ce qu'avait révélé une nouvelle fois le rapport du Groupe d'experts des Nations unies remis au Comité du Conseil de sécurité le 8 mai 2026 et examiné par en date du 5 juin 2026.

« En décembre 2025, le déploiement des RDF dans l'est de la République démocratique du Congo était estimé, de façon prudente, à 8 000 à 10 000 hommes au Sud-Kivu et à 6 000 à 8 000 au Nord-Kivu, sans signe de retrait significatif par la suite. Les mouvements ultérieurs ont consisté principalement en rotations et en renforts, jusqu'au moment de la rédaction du rapport » rapporte le document.

D'après ce document consulté par la rédaction de ACTUALITE.CD mercredi 1er juillet 2026, le Groupe d'experts affirme avoir documenté la présence continue des RDF ainsi que l'arrivée de renforts au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Il fait également état de leur engagement sur plusieurs fronts, notamment grâce à l'utilisation de technologies et d'équipements militaires de pointe, ainsi qu'à des capacités de guerre aérienne. Selon le même document, les RDF ont fourni un appui opérationnel soutenu à l'AFC/M23, avec une capacité de déployer rapidement des moyens hautement spécialisés, notamment des drones, des équipements de guerre électronique et des forces spéciales.

Clément MUAMBA