Le secrétaire général du parti Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), Franklin Tshamala, rejette l’hypothèse d’une quelconque confrontation entre les députés nationaux et les manifestants de l’opposition le 15 septembre prochain, date prévue pour la rentrée parlementaire et qui coïncide avec la marche appelée par la coalition C64. Cette coalition de l'opposition entend notamment réclamer l’abandon de la loi sur le référendum ainsi que du projet de changement de la Constitution.
Interrogé ce jeudi 10 septembre par ACTUALITE.CD, l’opposant se dit étonné par la démarche du député national Augustin Kabuya visant à considérer comme une perspective de violence une « démarche pacifique d’expression démocratique ».
« Nous sommes dans une démarche pacifique, d'expression démocratique. Ce qui constitue nos revendications sur le plan de la gouvernance politique, sécuritaire, sociale de notre pays », rétorque Franklin Tshamala.
Le secrétaire général du parti de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo estime que cette marche sera avant tout une occasion pour la Coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel de transmettre « un message politique précis » aux députés nationaux, qu’il juge « en désharmonie totale avec le peuple ».
Franklin Tshamala annonce par ailleurs un réaménagement stratégique de l’agenda de la C64 afin de mieux atteindre les objectifs fixés. Il affirme que la violence reste, selon lui, « la recette de l’UDPS », faisant notamment référence à la confrontation entre la force du progrès et les militants de l'opposition lors du sit-in du 12 juin dernier à Kinshasa, qui avait fait un mort et plusieurs blessés.
Dans une lettre datée du 9 septembre adressée au rapporteur de l’Assemblée nationale, Augustin Kabuya, tout en reconnaissant le droit de manifester, avait sollicité le décalage en soirée de la cérémonie de rentrée parlementaire. Il justifie cette demande par la nécessité d’éviter de compromettre les conditions de circulation à travers la capitale et de préserver la dignité des élus nationaux.
La rentrée parlementaire et la marche de la C64 sont ainsi appelées à se tenir le même jour, dans un contexte politique marqué par les tensions autour du projet de révision constitutionnelle.
Samyr LUKOMBO