Réagissant, ce jeudi soir sur le Space live animé par Stanis Bujakera Tshiamala, à l'annonce du Dialogue national convoqué par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l'opposant Franck Diongo, membre de la plateforme Sauvons la RDC, a livré une charge frontale contre l'initiative présidentielle, qu'il a qualifiée de « dialogue de façade » et de « dialogue de convenances ».
Selon lui, le Chef de l'État « n'a rien à offrir aux Congolais » et « aurait dû se taire », son allocution constituant, à ses yeux, « un aveu tardif de l'échec d'un pouvoir » plutôt qu'une véritable initiative de sortie de crise.
Pour Franck Diongo, ce Dialogue national relève avant tout d'une manœuvre politique destinée à « gagner du temps » et à permettre au pouvoir de « reprendre le contrôle d'une crise qu'il ne maîtrise plus ». Il en dénonce la philosophie même : « le pouvoir est à la fois parti, organisateur, arbitre et juge », résume-t-il, y voyant un processus unilatéral entièrement sous contrôle de la majorité.
L'opposant va plus loin dans sa critique, énumérant ce qu'il considère comme les véritables finalités cachées de ce dialogue : un instrument de « légitimation » du pouvoir en place, de « prolongation » du mandat présidentiel, voire de préparation d'un éventuel troisième mandat ou d'une révision constitutionnelle. Selon lui, l'objectif inavoué serait de rallier certains acteurs politiques à cette perspective plutôt que de traiter les causes profondes des crises congolaises.
Franck Diongo affirme que cette lecture est largement partagée : « dès la première seconde de son discours », l'initiative aurait été rejetée, selon lui, « par tous les patriotes qui aiment les Congolais ». Il conclut son intervention par un appel à la mobilisation de l'opposition pour exiger, à la place de ce processus, « un véritable dialogue national, inclusif, crédible et placé sous des garanties acceptées par les différentes parties ».