Invité dimanche du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Jean-Jacques Lumumba, président du Collectif Restitution Afrique, a répondu aux accusations selon lesquelles son initiative, portée avec Carbone Beni, servirait de relais déguisé au pouvoir en place.
Il a d'abord dénoncé une tendance, selon lui, répandue en RDC, à accuser trop rapidement toute démarche citoyenne d'être « proche du pouvoir » ou « proche de l'opposition », sans apporter de preuves. Il a invité ceux qui portent ce jugement à lire attentivement la tribune, rappelant qu'elle ne fait, selon lui, aucune complaisance envers le pouvoir. Il a, par ailleurs, jugé regrettable l'amalgame consistant à assimiler toute condamnation de l'agression rwandaise et du M23 à un soutien inconditionnel au président Félix Tshisekedi, précisant que ce dernier incarne aujourd'hui l'État, qu'on l'apprécie ou non. Il a affirmé continuer, dans le même temps, à dénoncer les embouteillages, l'insécurité et les défaillances de gouvernance à Kinshasa, revendiquant sa liberté d'esprit et d'expression.
Jean-Jacques Lumumba a assuré que si des preuves de détournements de fonds venaient à être réunies, l'Alliance n'hésiterait pas à les porter à la connaissance publique, quel qu'en soit l'auteur. Il a enfin garanti que la structure de gouvernance de l'Alliance serait conçue pour empêcher toute influence, qu'elle vienne du pouvoir ou de l'opposition, en misant sur la crédibilité personnelle des initiateurs et leur parcours passé, tout en invitant ceux qui maintiennent des accusations de connivence à en apporter la preuve.