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RDC : l’ECiDé dénonce une attaque contre le cortège de Martin Fayulu et charge les « Forces du progrès »

Martin Fayulu

Le parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), membre de la coalition C64, dénonce une attaque visant le cortège de son président national, Martin Fayulu, de retour ce lundi 24 août à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, après un séjour en Europe consacré à des contacts diplomatiques et à des échanges avec la diaspora congolaise sur plusieurs questions d’actualité, notamment le dialogue national, le respect de l’ordre constitutionnel, l’agression rwandaise et la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Dans une déclaration, cette formation politique accuse les « Forces du progrès », un mouvement affilié au parti présidentiel, d’être à l’origine de cette agression et condamne fermement les violences qui auraient eu lieu lors du déplacement de l’opposant.

« Les Forces du progrès se sont attaquées au cortège du président Martin Fayulu. Nous comprenons maintenant pourquoi cette milice a été créée », dénonce le parti de Martin Fayulu.

L’ECiDé affirme également que ses militants se sont mobilisés en réaction à l’attaque afin de repousser les assaillants et d’assurer la sécurité de Martin Fayulu.

« Face à cette agression, nos courageux militants se sont mobilisés pour repousser les assaillants et assurer la protection du président Martin Fayulu », soutient l’ECiDé. 

Dans sa déclaration, la formation politique condamne par ailleurs ce qu’elle qualifie d’« actes ignobles et irresponsables » et demande que toute la lumière soit faite sur les éventuels commanditaires de ces violences. L’ECiDé considère enfin que de tels incidents constituent une menace pour l’exercice de l’activité politique et appelle à la protection de la liberté d’action des acteurs politiques.

« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces actes ignobles et irresponsables, ainsi que leurs éventuels commanditaires. De tels agissements constituent une atteinte grave à la sécurité et à la liberté d’action politique », affirme l’ECiDé.

Ces accusations interviennent dans un contexte politique congolais marqué par de fortes tensions entre les différents acteurs sociopolitiques autour des voies de sortie de crise, de la situation sécuritaire dans l’Est du pays et de la question d’un éventuel changement de la Constitution.

Les « Forces du progrès », un mouvement proche de l’UDPS, parti présidentiel, sont régulièrement accusées par des acteurs de l’opposition de recourir à la violence contre les voix discordantes du régime de Félix Tshisekedi. À l’UDPS, ces accusations sont rejetées. Le parti affirme que des personnes mal intentionnées peuvent recourir à des badauds avant d’attribuer leurs actes aux « Forces du progrès » que l’UDPS présente comme un mouvement non violent.

Clément MUAMBA