You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

RDC: le tissu industriel s’élargit avec 1 226 unités recensées contre 525 en 2017

Photo ACTUALITE.CD.

Le secteur industriel de la République démocratique du Congo connaît une progression notable du nombre d’unités en activité. Selon le rapport préliminaire du recensement des entreprises industrielles réalisé en 2025 et présenté au Conseil des ministres par le ministre d’État, ministre de l’Industrie ad intérim, Justin Kalumba Mwana Ngongo, le pays compte désormais 1 226 unités industrielles identifiées, contre 525 unités en activité en 2017, année du dernier recensement.

Cette évolution traduit, selon le gouvernement, les effets des politiques mises en œuvre depuis l'arrivée de Félix Tshisekedi à la tête de la République Démocratique du Congo en faveur du développement et de l’industrialisation du pays.

« Le recensement des entreprises industrielles en 2025 indique des progrès significatifs, passant de 525 unités en activité en 2017, année du dernier recensement, à 1 226 unités industrielles identifiées aujourd’hui », rapporte la note d’information présentée lors de la 96ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 14 août 2026.

La répartition géographique des unités industrielles fait ressortir une forte concentration de l’activité dans trois provinces. Kinshasa, le Haut-Katanga et le Lualaba regroupent à eux seuls plus de 54,5 % des unités industrielles en activité recensées.

Le recensement ne s’est toutefois pas limité aux entreprises en activité. Le rapport fait également état des entreprises à l’arrêt ou en situation de fermeture momentanée à travers le territoire national.

Cette concentration souligne le poids de ces trois pôles dans le tissu industriel congolais, notamment dans les activités liées à la transformation, à l’exploitation minière et aux services associés à l’industrie.

« Trois provinces, dont la ville-province de Kinshasa, arrivent en tête avec 264 unités, suivie du Haut-Katanga avec 188 unités et du Lualaba avec 101 unités. Le rapport épingle aussi la situation des entreprises en arrêt d’activités ou en fermeture momentanée à travers le pays. Il identifie également les différents secteurs de l’industrie », détaille le compte rendu de la réunion.

Au cours de la même présentation, le ministre d’État, ministre de l’Industrie ad intérim, a également salué le début du recouvrement des créances dues au Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Cette dynamique fait suite à la communication du Président de la République ainsi qu’aux différentes réunions de suivi organisées sous la direction de la Première ministre, cheffe du Gouvernement.

« Les fonds ainsi mobilisés pourront être investis dans le financement d’autres projets industriels pour poursuivre l’industrialisation du pays », souligne la note d’information 

La récupération de ces créances devrait ainsi permettre au FPI de reconstituer des ressources destinées au financement de nouveaux projets industriels, dans un contexte où le gouvernement cherche à renforcer les capacités productives nationales. Selon le compte rendu de la réunion, le ministre de tutelle a recommandé la poursuite du processus de recouvrement.

Le développement de l’industrie constitue l’un des leviers majeurs de la stratégie de transformation économique de la République démocratique du Congo. Dans un pays confronté au défi de diversifier son économie et de réduire sa dépendance aux exportations de matières premières, le renforcement du tissu industriel apparaît comme une priorité pour stimuler la production locale, créer des emplois et accroître la valeur ajoutée nationale.

Toutefois, la concentration de plus de la moitié des unités industrielles dans seulement trois provinces  Kinshasa, le Haut-Katanga et le Lualaba  ainsi que l’existence d’entreprises à l’arrêt ou en fermeture momentanée montrent que des défis importants demeurent, notamment en matière de répartition territoriale de l’activité industrielle, de financement et de relance des unités en difficulté.

Cette évolution intervient parallèlement aux efforts engagés pour renforcer les mécanismes de financement de l’industrie, notamment à travers le recouvrement des créances dues au Fonds de promotion de l’industrie (FPI). La récupération de ces ressources est présentée comme un moyen de dégager de nouvelles capacités de financement en faveur des projets industriels et de soutenir la poursuite du processus d’industrialisation du pays.

Clément MUAMBA