Intervenant samedi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala et co-animé avec Patient Ligodi, le président du CSAC, Christian Bosembe, a dressé un état des lieux contrasté de ses relations avec les principales plateformes numériques opérant en République démocratique du Congo.
Selon lui, des canaux de discussion existent avec Meta et YouTube, et de manière plus timide avec TikTok, avec lesquels des passerelles d'échange demeurent ouvertes malgré les difficultés. Il en va tout autrement, affirme-t-il, avec X (anciennement Twitter), qu'il décrit comme un interlocuteur quasiment injoignable.
Le président du CSAC affirme n'avoir jamais vu, lors des réunions tenues en Afrique sur ces questions, un seul représentant de X y prendre part. Il précise avoir d'abord cru qu'il s'agissait d'une difficulté propre à la RDC, avant de constater, selon lui, qu'elle est partagée par l'ensemble des pays africains confrontés au même silence de la plateforme. Certains pays du continent en auraient tiré la conséquence de se passer purement et simplement de X, tandis que d'autres choisiraient d'éviter la question plutôt que d'y faire face.
Face à ces limites du dialogue avec les grandes plateformes, Christian Bosembe a évoqué une piste alternative : le développement d'algorithmes conçus en RDC, portés par de jeunes Congolais, afin de contrer les comptes et contenus jugés malveillants.