Trois formations politiques issues de l’héritage du feu Antoine Gabriel Kyungu wa-Kumwanza ont signé, ce samedi 8 août 2026 à Lubumbashi, un acte d’engagement en faveur de l’unité, de la paix et du vivre-ensemble. À travers cette démarche, l’UNAFEC, l’ANAFEK et la CRDF veulent mutualiser leurs efforts autour d’un objectif commun : œuvrer pour l’avènement du fédéralisme en République démocratique du Congo.
L’Union Nationale des Fédéralistes du Congo (UNAFEC), l’Alliance Nationale des Fédéralistes Kyunguiste (ANAFEK) et la Coalition Républicaine pour la Démocratie et le Fédéralisme (CRDF) veulent désormais conjuguer leurs efforts. Les trois formations politiques ont officialisé leur rapprochement à travers la signature d’un acte d’engagement pour l’unité, la paix et le vivre-ensemble.
La cérémonie s’est tenue à Lubumbashi, au directoire de l’UNAFEC dans la commune de Kenya. Le document a été signé par leurs responsables respectifs, à savoir Jean Ladislas Umba Lungange pour l’UNAFEC, Juvénal Kitungwa Lugoma pour la CRDF et Lawrence Lolo Kyungu Kibwe pour l’ANAFEK.
Un héritage politique commun
Cette initiative se réclame directement de l’héritage politique du feu Antoine Gabriel Kyungu wa-Kumwanza, figure politique du Katanga dont ces trois formations se revendiquent comme héritières.
Dans leur acte d’engagement, les signataires affirment être mus par le souci de pérenniser la vision et l’idéal fédéraliste légués par leur « Père politique », Antoine Gabriel Kyungu wa-Kumwanza.
L’objectif affiché est de dépasser les clivages entre formations politiques partageant une même filiation idéologique afin de construire une dynamique commune autour du fédéralisme.
Les trois partis rappellent également les réunions tenues à Lubumbashi les 12 et 15 août 2025, dans le cadre des travaux préparatoires à la commémoration du quatrième anniversaire de la disparition de Kyungu wa-Kumwanza. Ces rencontres sont présentées comme l’un des fondements de la démarche aujourd’hui concrétisée par la signature de cet acte.
De l’unitarisme au fédéralisme
Au cœur de cette démarche figure une revendication politique majeure : le changement du modèle actuel d’organisation de l’État. L’UNAFEC, l’ANAFEK et la CRDF ont exprimé le vœu de voir la République démocratique du Congo évoluer de l’unitarisme vers le fédéralisme. Leur ambition est de promouvoir une « République Fédérale du Congo », en remplacement du modèle actuel de la RDC. Pour ces formations politiques, le fédéralisme doit constituer un mode de gestion permettant notamment de mieux prendre en compte les réalités et les spécificités des différentes provinces du pays. Cette vision constitue désormais l’un des principaux axes autour desquels les trois partis souhaitent unir leurs forces, en mettant en avant une approche politique commune plutôt qu’une compétition entre formations issues du même héritage.
Quatre engagements majeurs
L’acte signé à Lubumbashi comporte quatre engagements principaux. Les trois partis s’engagent d’abord à créer des conditions de travail en commun afin de poursuivre leur objectif d’instauration du fédéralisme comme mode de gestion de la République démocratique du Congo.
Ils entendent ensuite promouvoir l’unité et la paix et mobiliser leurs membres respectifs autour de cet idéal.
Le troisième engagement porte sur la promotion d’une culture de non-violence, de solidarité et de vivre-ensemble entre les membres des différentes formations politiques.
Enfin, les signataires prévoient la mise en place d’un cadre de concertation, de planification et d’action consacré aux questions liées à la paix, au vivre-ensemble et au développement de l’espace Grand-Katanga ainsi qu’à celui de l’ensemble de la République démocratique du Congo.
Une plateforme autour du fédéralisme
Au-delà d’une simple déclaration politique, cet acte d’engagement marque ainsi la volonté de l’UNAFEC, de l’ANAFEK et de la CRDF de construire une dynamique politique commune. Les trois formations veulent faire de leur héritage kyunguiste un point de convergence pour défendre une même conception de l’organisation de l’État et porter davantage le débat sur le fédéralisme.
José Mukendi