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Haut-Lomami : le gouvernement annonce un renforcement de l’offre électrique avec un excédent attendu d’ici 2028

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La province du Haut-Lomami devrait connaître une amélioration significative de sa desserte en électricité dans les prochaines années. Lors d’un briefing presse organisé jeudi 30 juillet 2026 à Kaniama Kasese par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, en marge de la visite d’itinérance du chef de l’État Félix Tshisekedi, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a présenté les perspectives du secteur énergétique dans cette partie du pays.

Répondant à une question sur les mesures envisagées par ses services, notamment par la Société nationale d’électricité (SNEL), pour résorber le déficit énergétique dans le Haut-Lomami, le ministre a expliqué que la province fait actuellement face à un déficit important de production.

« La province du Haut-Lomami est actuellement desservie à hauteur de 4 mégawatts. Il faut savoir que la centrale hydroélectrique de Kilubi, qui appartient aux Forces armées de la République démocratique du Congo, a été construite en 1954, avec une capacité installée de 9,74 mégawatts. Aujourd’hui, en raison de sa vétusté, elle produit à peine 4 mégawatts, pour une demande estimée à 10 mégawatts au niveau de la base militaire et de la population », a expliqué Aimé Molendo Sakombi.

Selon le ministre, cette situation entraîne un déficit de 6 mégawatts que le gouvernement entend progressivement combler à travers de nouveaux projets énergétiques.

« Nous avons donc un déficit de 6 mégawatts à combler. Pour reprendre ce que le gouverneur de province a dit tout à l’heure, le barrage de Kalengé est en cours de construction. Il aura une capacité de 149 mégawatts et sera associé à un mix énergétique comprenant environ 60 mégawatts d’énergie solaire », a-t-il indiqué.

Un excédent énergétique attendu à partir de 2028 

Aimé Molendo Sakombi a également annoncé une augmentation importante de la capacité énergétique dans les prochaines années, notamment grâce aux investissements prévus dans le secteur.

Le ministre a précisé qu’une partie de cette production sera destinée directement à la population, conformément aux dispositions de la nouvelle législation sur l’électricité.

« D’ici à la fin de l’année 2028, nous aurons donc environ 210 mégawatts à Bukama. À la suite de la modification de la dernière loi sur l’électricité, qui prévoit que 10 % de cette production reviennent à la population, environ 20 mégawatts seront affectés au périmètre de la SNEL, c’est-à-dire à la population », a-t-il fait savoir.

À terme, cette nouvelle capacité devrait permettre non seulement de couvrir les besoins actuels, mais également de dégager un surplus énergétique.

« D’ici deux ans, nous passerons donc à un excédent d’environ 10 mégawatts », a rassuré le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi.

Ces annonces interviennent alors que le gouvernement poursuit ses efforts pour renforcer l’accès à l’électricité dans les différentes provinces du pays, à travers le développement de nouvelles infrastructures hydroélectriques et la diversification du mix énergétique.

Il sied de signaler que le taux national de desserte en électricité est passé de 9 % à 21,5 % en cinq ans, soit une progression de près de 200 %. Ces chiffres avaient été révélés mercredi 26 novembre 2025 par le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, lors de sa participation à l’édition Makutano 2025 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

Pour Aimé Molendo Sakombi, membre du gouvernement Suminwa, il s’agit d’un bond significatif, même si les défis restent importants. Selon lui, la réalité demeure préoccupante : une grande partie de la population congolaise n’a toujours pas accès à l’électricité, notamment dans plusieurs zones urbaines et rurales. Le ministre estime que les efforts doivent se poursuivre face à un défi qui reste considérable.

Clément MUAMBA