La RDC commémore, depuis quatre ans, le 2 août, la journée nationale du Génocost pour honorer la mémoire des millions de victimes de guerres, massacres, pillages et violences qui ont particulièrement marqué l’Est du pays. Plusieurs cérémonies de recueillement ont été organisées ce dimanche sur l’ensemble du pays, ainsi que dans plusieurs missions diplomatiques de la RDC à l’étranger.
Au Caire, capitale de la République arabe d’Égypte, une messe de recueillement a été organisée à l’église Saint-Joseph de Zamalek à l’initiative de l’Ambassade de la RDC sur place. Cette célébration a réuni la diaspora congolaise vivant en Égypte ainsi que les membres du corps diplomatique dans un moment de prière, de mémoire et de solidarité envers les victimes.
L’Ambassade a, à cette occasion, réitéré son engagement à préserver la mémoire nationale et à soutenir les initiatives en faveur de la reconnaissance des souffrances endurées par le peuple congolais
« Commémorer le GENOCOST, c’est refuser que le 2 août demeure seulement le souvenir d’une tragédie ; c’est en faire un acte de mémoire, de vérité et de vigilance au service des générations futures », a déclaré, dans son discours de commémoration du Genocost 2026, Naomie Kusompi, deuxième Secrétaire d’Ambassade, représentant de l’ambassadeur de la RDC en Égypte en déplacement.
Et d’ajouter :
« La RDC poursuivra son plaidoyer pour la reconnaissance internationale du GENOCOST, afin que la vérité soit établie, que justice soit rendue aux victimes et que plus jamais de tels crimes ne puissent être commis dans l’indifférence. »
À Kinshasa, la commémoration officielle s’est tenue au Mémorial du Génocost en présence du président Félix Tshisekedi, suivie d’une mobilisation populaire à l’Esplanade de l’échangeur de Limete, marquée par des activités culturelles et la participation d’artistes congolais.
Le 2 août, date qui rappelle le déclenchement de la deuxième guerre du Congo en 1998, a été institué comme Journée nationale de commémoration des victimes des violences massives ayant endeuillé le pays depuis plus de trois décennies, ainsi que d’hommage à celles et ceux qui leur ont porté assistance. Cette consécration se fonde sur l’article 28 de la loi du 26 décembre 2022 établissant les principes fondamentaux régissant la protection et la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits, en plus que des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.