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Genocost : Marie-Claire Faray dénonce les violences sexuelles utilisées pour terroriser et déplacer les populations congolaises

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Intervenant dimanche lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala à l'occasion de la Journée du Genocost, Marie-Claire Faray, directrice du Centre pour les Femmes, la Paix et la Sécurité en RDC, a d'abord tenu à rendre hommage aux victimes des conflits congolais, rappelant que ces violences ne se limitent pas aux trois dernières décennies, mais s'inscrivent, selon elle, dans une histoire plus longue remontant à la création de l'État congolais en 1885.

Revenant sur le débat juridique consacré au génocide, elle a rappelé que les violences sexuelles utilisées comme arme de destruction d'un groupe ethnique sont explicitement couvertes par l'article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, et a rapproché cette réalité d'autres épisodes historiques où le viol a été employé comme arme de guerre, citant Nankin, la Shoah, la guerre de libération du Bangladesh, l'ex-Yougoslavie, le génocide des Tutsis au Rwanda, les Yazidis et les Rohingyas.

Elle a affirmé que des femmes ont été enterrées vivantes en RDC, notamment à Mwenga, Kasika et Makobola, pour terroriser et déplacer les populations, et a dénoncé la présence, au sein de l'armée et de la classe politique congolaises, de personnes qu'elle accuse d'avoir instrumentalisé ou couvert ces violences.

Sur la question des statistiques, elle a estimé qu'aucun chiffre fiable ne peut être établi tant que le conflit se poursuit et que les déplacements de population empêchent une collecte de données rigoureuse, y voyant un argument supplémentaire pour exiger de la classe dirigeante congolaise qu'elle œuvre à la paix.


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