RDC : la riposte contre Ebola intensifiée dans le Haut-Uele et la Tshopo après de nouveaux cas confirmés 

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Kisangani/Place du Canon

La situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola demeure au centre de l'attention du gouvernement congolais. Lors de la 94e réunion du Conseil des ministres, le point sur l'évolution de la riposte a été présenté par le ministre de la Pêche et Élevage, faisant office de représentant du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, actuellement en mission à Bunia en Ituri. 

D'après le compte rendu de cette réunion tenue vendredi 10 juillet 2026 à la Cité de l'Union africaine, le gouvernement a fait le point sur les mesures engagées pour contenir la propagation de la maladie, avec un accent particulier sur les deux nouvelles provinces affectées à savoir le Haut-Uele et la Tshopo

Une attention particulière a été accordée à la province du Haut-Uele, où les autorités sanitaires ont renforcé les interventions après la confirmation d'un cas d'Ebola décédé. Ce cas est lié aux contacts d'un malade confirmé dans la zone de santé de NiaNia, dans la province de l'Ituri.

« Les activités de riposte ont été intensifiées à la suite de la confirmation d'un cas de maladie à virus Ebola décédé, lié à des contacts d'un cas confirmé dans la zone de santé de NiaNia en Ituri », précise le compte rendu de la réunion.

Dans la province de la Tshopo, la surveillance épidémiologique a également permis d'identifier un nouveau cas confirmé. Il s'agit d'une femme âgée de 24 ans, en provenance de NiaNia, en Ituri.

Le bilan dans cette province s'établit désormais à quatre cas confirmés, dont deux décès et deux patients actuellement pris en charge. Selon le compte rendu du gouvernement, l'ensemble des cas enregistrés dans la Tshopo sont liés à la zone de santé de NiaNia.

« Concernant la Tshopo, un cas confirmé a été détecté chez une femme de 24 ans, en provenance de NiaNia, en Ituri. Le cumul dans cette province est désormais de quatre cas confirmés, dont deux décès et deux personnes prises en charge. Tous ces cas proviennent de NiaNia. Les activités de riposte y ont également été intensifiées », rapporte le compte rendu.

À ce jour, cinq provinces de la République démocratique du Congo sont affectées par l'épidémie de maladie à virus Ebola. Deux jours seulement après la déclaration officielle de cette flambée épidémique, soit le 17 mai, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé cette résurgence, provoquée par la souche Bundibugyo et ayant par la suite atteint l'Ouganda, comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

L'OMS estime que l'évolution de l'épidémie témoigne d'une extension géographique et que son ampleur pourrait encore être sous-évaluée. Plusieurs facteurs compliquent la riposte, notamment les déplacements importants des populations, la vulnérabilité des systèmes de santé, le déficit d'infrastructures sanitaires, les contraintes d'accès dans certaines zones affectées par les conflits armés, ainsi que l'absence, à ce stade, de vaccin et de traitement spécifique adapté à cette souche du virus.

Malgré ces défis, les autorités congolaises affichent leur détermination à maîtriser la situation et appellent à éviter toute forme d'alarmisme. Elles mettent en avant les actions menées avec l'appui des partenaires nationaux et internationaux pour renforcer la surveillance, la prise en charge des cas et les mesures de prévention.

Le gouvernement rappelle également l'expérience accumulée par la RDC dans la gestion des épidémies d'Ebola. Le pays a déjà connu seize précédentes flambées, toutes contenues grâce à la mobilisation des équipes de riposte et à la mise en œuvre de stratégies adaptées.

Clément MUAMBA