Invité du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala ce vendredi, l'avocat et chercheur Jean-Marie Kabengela Ilunga a affirmé que le changement de Constitution est aujourd'hui juridiquement impossible en République démocratique du Congo, dans un contexte où le débat sur la réforme constitutionnelle continue de diviser la classe politique entre partisans du changement et défenseurs de l'ordre constitutionnel actuel.
« Ce qui rend impossible le changement de constitution, c'est d'abord l'article cinq de la constitution qui dit que la souveraineté nationale appartient au peuple », a-t-il expliqué, précisant que cette disposition interdit à une fraction du peuple congolais de s'accaparer seule cette souveraineté, « même si il y a quatre-vingt-dix-neuf pour cent de gens qui se conviennent d'exclure un pour cent ».
Il a lié cet obstacle à l'incapacité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d'enrôler de nouveaux électeurs dans les territoires de l'Est occupés par le Rwanda et ses supplétifs de l'AFC/M23 :
« Un changement constitutionnel de la constitution actuellement n'est pas possible tout simplement sur base de l'article cinq. »