En République démocratique du Congo, et plus particulièrement dans la ville de Kinshasa, plusieurs véhicules civils aux plaques bâchées arborent des gyrophares et émettent des sirènes. Ils se font souvent escorter à contresens de la route, malgré les mesures d’interdiction prises par l’hôtel de ville, le gouvernement et le président de la République.
Après refus manifeste d’obtempérer aux règles, le gouvernement, par le biais du vice-premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité, a tapé du poing sur la table pour, cette fois-ci, interdire définitivement ces privilèges réservés à quelques officiels, dont le chef de l’État.
Dans un message télégramme datant du 6 juillet, signé par Jacquemin Shabani, plus jamais l’usage des gyrophares, des feux multicolores, des sirènes et des escortes policières ou militaires par des civils. Ce membre du gouvernement instruit également l’interdiction des plaques d’immatriculation bâchées, plusieurs fois dénoncées par la population.
Plusieurs victimes, heurtées par ces véhicules dont les plaques sont bâchées, éprouvent des difficultés à poursuivre les responsables de ces automobiles. Cette mesure, à caractère permanent et transmise à l’ensemble des commandements provinciaux de la PNC, vise à rétablir l’ordre dans la circulation et à mettre fin aux abus constatés sur toute l’étendue du territoire national.
Lors d’une conférence de presse, le président de la République, Félix Tshisekedi, avait annoncé des sanctions contre des ministres qui seraient pris en flagrant délit de ces pratiques qui agacent d’autres usagers de la route.
Samyr LUKOMBO