Kongo Central : à Muanda, une conférence culturelle invite les jeunes à bâtir l’avenir de la RDC à partir de la mémoire collective

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Joyeux Ngoma en conférence à Muanda

Dans le cadre d’une tournée culturelle organisée à l’occasion de la célébration du 66ème anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, une série de conférences a eu lieu à Moanda, le 30 juin, le 1er et 2 juillet à l’initiative du Goethe-Institut, en partenariat avec l’Association des Jeunes Écrivains du Congo (AJECO), section Kongo Central. Cette tournée vise à susciter une réflexion sur la culture, la mémoire collective et l’engagement citoyen de la jeunesse congolaise, mais aussi parler purement du secteur littéraire congolais.

A l’Université de Muanda, le 30 juin, il s’est agi de : « Culture et indépendance : bâtir notre avenir à partir de notre mémoire collective » avec l’écrivain Joyeux Ngoma comme principal intervenant. Ce dernier a échangé avec les participants sur la place de la culture dans la construction de l’identité nationale et le développement du pays. À travers des références historiques et littéraires, il a appelé les jeunes à faire de leur héritage culturel un levier d’émancipation.

« La culture ne constitue pas seulement un héritage que nous recevons de nos ancêtres. Elle est aussi un outil qui nous permet de comprendre qui nous sommes, d’assumer notre histoire et de construire l’avenir sur des bases solides. Une nation qui oublie sa mémoire fragilise son propre développement », explique Joyeux Ngoma.

Dans une ambiance chaleureuse et participative, les échanges ont été marqués par de nombreuses interventions des étudiants qui ont montré leur intérêt pour les questions liées à l’identité culturelle et à la mémoire nationale.

L’écrivain estime que cette mobilisation démontre l’importance de multiplier ce type d’initiatives à travers le pays.

« Ce qui m’a marqué à Muanda, c’est la curiosité des jeunes et leur volonté de comprendre le rôle qu’ils peuvent jouer dans la préservation de notre patrimoine. Lorsqu’on crée des espaces de dialogue et de transmission, la jeunesse répond présente avec enthousiasme et responsabilité », souligne-t-il.

Au-delà des échanges, Joyeux Ngoma dit avoir voulu sensibiliser les participants à la nécessité de préserver la mémoire collective, de valoriser le patrimoine culturel congolais et de considérer la culture comme un moteur de cohésion sociale et de développement.

« J’ai encouragé les jeunes à écrire leur propre histoire plutôt que de laisser d’autres le faire à leur place. Notre mémoire collective doit être racontée par ceux qui la vivent. C’est ainsi que la culture devient un véritable instrument d’émancipation et de transformation sociale », insiste l’écrivain.

À l’issue de cette étape de Muanda, les organisateurs ont poursuivi leur tournée culturelle dans le Kongo Central. Une nouvelle conférence a eu lieu le 1er juillet à Boma, toujours sous l’initiative de l’AJECO-Kongo Central et du Goethe-Institut pour renforcer le dialogue entre les jeunes et les acteurs culturels autour des enjeux de mémoire, d’identité et de citoyenneté. 

Kuzamba Mbuangu