Lors d’un presse organisé ce samedi 20 juin à Kinshasa, l’opposition Républicaine a dévoilé sa position favorable au processus référendaire en cours, et a estimé légitime le débat national sur l’adaptation du cadre constitutionnel.
Pour Dolly Mwanza, chef de file de cette branche de l’opposition congolaise et président de la NOGEC, le peuple reste souverain, et a par ailleurs le droit « inaliénable» de donner sa réflexion au sujet de «l'avenir institutionnel et de décider librement des règles qui organisent sa vie».
S’agissant de la Constitution, dont le débat sur son changement divise la classe politique, l’opposition Républicaine estime qu’après 20 ans de la loi fondamentale promulguée par Joseph Kabila en 2006, « notre pays a profondément évolué».
«Le développement d'un État repose également sur la qualité et l'efficacité de ses institutions. Dès lors, toute initiative visant à ouvrir une réflexion démocratique sur l'évolution de notre Constitution mérite d'être examinée avec sérieux, responsabilité et dans le respect de la souveraineté populaire», a déclaré Dolly Mwanza devant les cadres de la NOGEC.
Cependant, l’opposition Républicaine rejete ce qu’elle qualifie de «manipulation de l’opinion» par une frange de la classe politique qui présente le débat sur la réforme constitutionnelle «d’illégitime», soulignant que la démocratie reconnait au peuple le droit d’avoir voix au chapitre lorsqu’il s’agit des questions relatives à l’avenir des institutions.
Parallèlement, Dolly Mwanza a indiqué que l’ancien ministre de la justice, Constant Mutamba, en prison, n’engage plus l’opposition Républicaine qu’il a lui-même initiée. Il est accusé de radicalisé le combat, s’écartant, ajoute le nouveau leader, de la mission première de cette branche de l’opposition, qu’est celle de «servir le peuple».