Les fermetures de frontières imposées dans la région pour contenir l'épidémie de Bundibugyo n'ont pas mis fin aux mouvements transfrontaliers, qui se poursuivent notamment par des voies informelles, selon un rapport de situation de l'Organisation internationale pour les migrations publié cette semaine.
Entre le 15 et le 24 mai, l'OIM a monitoré les flux de population aux points de passage formels et informels le long de la frontière entre l'Ouganda et la RDC, notamment à Cyanika, Busunga, Bunagana, Mpondwe, Goli, Vurra, Busanza et Ntoroko. Ses équipes ont constaté que les mouvements se poursuivaient malgré les fermetures, pour des raisons économiques, familiales et de retour au pays.
Le rapport, qui couvre la période du 22 au 27 mai, confirme par ailleurs que la réunion trilatérale de haut niveau tenue à Kampala les 22 et 23 mai entre la RDC, l'Ouganda et le Soudan du Sud a abouti à la signature d'un mémorandum d'entente et à des promesses collectives de financement pour renforcer la préparation et la réponse régionales. Le montant de ces engagements n'est pas précisé dans le document.
L'OIM signale des lacunes de financement importantes qui continuent de freiner le déploiement de la réponse dans les pays affectés et à risque. Elle identifie comme priorités non couvertes la surveillance communautaire, l'engagement des communautés, le soutien psychosocial, la logistique et le suivi des mobilités dans les zones insécurisées.
Le document précise également la hiérarchie établie par l'OMS entre les pays à risque. En priorité 1 figurent la RDC, l'Ouganda, le Soudan du Sud, le Burundi et le Rwanda. En priorité 2 : l'Angola, la République centrafricaine, l'Éthiopie, le Kenya, la République du Congo, la Tanzanie et la Zambie.
L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l'OMS le 16 mai, avait fait plus de 900 cas suspects et 101 cas confirmés en RDC au 25 mai, ainsi que sept cas confirmés et un mort en Ouganda.