La capitale congolaise accueille la semaine française de Kinshasa, un rendez-vous économique prévu du 22 au 24 avril. Ce jeudi 9 avril, au Pullman Kinshasa Grand Hôtel, s’est tenue la conférence de presse d’annonce de cet événement, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise (CCIFC), et qui s’impose, au fil des éditions, comme une plateforme stratégique de dialogue et de coopération entre la République Démocratique du Congo et la République Française.
La rencontre a réuni plusieurs acteurs clés du partenariat économique bilatéral, notamment Bertrand Bisengimana, Rémi Maréchaux, Rachel Pungu et Rodolphe Guerbette, qui ont tour à tour présenté les enjeux et les ambitions de cette nouvelle édition.
Prenant la parole en ouverture, Bertrand Bisengimana, président de la CCIFC, a rappelé que la semaine française est avant tout un salon professionnel annuel destiné à créer des passerelles concrètes entre les milieux d’affaires congolais et français. Il a insisté sur la dimension pratique de l’événement, qui proposera conférences thématiques, ateliers spécialisés et rencontres d’affaires, avec la participation d’entreprises venues de France.
Dans la même dynamique, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a mis en avant un contexte économique jugé favorable aux investissements.
« La RDC affiche une croissance supérieure à 5 %, avec des secteurs miniers dépassant les 10 %. Cela en fait un environnement propice aux investissements », a-t-il souligné.
Il a également évoqué une progression de la présence française dans le pays, tout en estimant qu’elle reste en dessous du potentiel existant.
« Aujourd’hui, environ 65 entreprises sont implantées en RDC, un chiffre en progression, mais encore loin de celui observé dans d’autres pays africains comme la Côte d’Ivoire ou le Kenya », a-t-il précisé.
De son côté, Rachel Pungu, directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), a insisté sur la volonté des autorités congolaises d’améliorer le climat des affaires et d’attirer des investissements diversifiés. Elle a mis en avant les priorités du gouvernement, notamment la diversification de l’économie, le développement durable des provinces et le renforcement du capital humain.
« La RDC se prépare à accueillir des investisseurs diversifiés et attend la France pour écrire ensemble une nouvelle page de transformation économique », a-t-elle déclaré.
Intervenant à son tour, Rodolphe Guerbette, président du comité RDC des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), a souligné l’intérêt croissant des entreprises françaises pour le marché congolais, tout en reconnaissant l’existence de certains défis. Il a notamment évoqué la nécessité de poursuivre les réformes liées à la simplification administrative, à la sécurité juridique et à l’amélioration des infrastructures.
Selon lui, la semaine française constitue un cadre privilégié permettant de faciliter le dialogue direct entre décideurs publics et opérateurs économiques, et ainsi de lever progressivement les barrières à l’investissement.
« Nous estimons que le futur de la croissance francophone passe par la RDC ou l'importance d'apporter notre appui à l'organisation, je voudrais juste dire que la SFK, est un ralliement des autorités congolaises et des chefs d'entreprise français et congolais. nous pensons que les barrières administratives peuvent tomber au profit d'un dialogue plus direct et donc nous tenons vraiment à la disposition de tout un chacun pour que cette semaine soit un succès comme les huit précédentes éditions », a-t-il affirmé.
Au-delà des discours, les organisateurs ont insisté sur la portée de cette 9e édition, qui mettra l’accent sur des secteurs stratégiques tels que les mines, l’énergie, la logistique, le numérique ou encore le développement durable. Des rencontres B2B et B2G, des masterclass ainsi que des sessions de networking sont prévues afin de favoriser des collaborations effectives.
Entre opportunités réelles et défis persistants, les échanges ont mis en lumière la nécessité d’un engagement renforcé de part et d’autre. Si le cadre économique congolais présente des signaux encourageants, la concrétisation de ces ambitions passera par la capacité des acteurs à transformer les intentions en projets structurants, dans un environnement en quête de stabilité, de transparence et de confiance.
Rachel Mulowayi, stagiaire UCC