En marge du mois consacré aux droits des femmes, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a organisé, ce jeudi, une journée d’information et d’échanges sur l’inclusion économique et financière des réfugiés vivant en République démocratique du Congo. L’objectif de cette initiative est de faciliter leur accès au financement, ainsi que celui des communautés d’accueil.
Au cours de ces assises, les participants ont discuté des défis et obstacles auxquels font face les réfugiés en RDC, tout en mettant en lumière les opportunités d’autonomisation et les procédures d’accès aux services financiers.
« La Journée internationale de la femme est consacrée à célébrer la force, le courage, la dignité et la résilience des femmes partout dans le monde, et tout particulièrement des femmes réfugiées. Elle n’est pas seulement une célébration, mais aussi un rappel de notre engagement à garantir votre protection, renforcer votre autonomie, faciliter votre accès aux services essentiels, promouvoir votre leadership et combattre toutes les formes de violence, de discrimination et d’inégalités que vous pourriez subir. Nous réaffirmons que vous avez le droit de vivre en sécurité, ainsi que les droits à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la dignité. Vous avez également le droit de participer pleinement à la vie communautaire et aux décisions qui vous concernent », a déclaré Déo Bitakuya, administrateur assistant en protection au HCR.
L’un des intervenants est également revenu sur l’importance de l’inclusion financière des femmes réfugiées.
« Lorsqu’on parle d’inclusion financière, il s’agit de permettre à tous d’accéder au développement afin de réduire le taux de pauvreté. Cependant, la situation des femmes réfugiées reste particulièrement délicate. Se retrouver dans un pays étranger nécessite un accompagnement accru. Bien qu’elles soient accueillies sur le sol congolais, elles doivent bénéficier d’un soutien, notamment sur le plan légal. La protection doit couvrir tous les aspects de leur vie socio-économique et financière, car elles ont droit non seulement à la vie, mais aussi au développement », a expliqué Kapende Kabongo, expert en genre.
De son côté, Diana, réfugiée centrafricaine, a salué la tenue de cette rencontre.
« Nous avons beaucoup apprécié cette activité en tant que participantes. La question de l’inclusion financière des femmes réfugiées est essentielle, surtout dans un contexte où beaucoup ignorent encore leurs droits. En parler contribue à sensibiliser l’opinion et à faire comprendre que les femmes réfugiées doivent également avoir accès aux services financiers, aux banques et aux crédits », a-t-elle indiqué.
Outre l’inclusion financière, les participantes ont recommandé une meilleure intégration des réfugiés sur le marché de l’emploi.
À l’issue de cette rencontre, le HCR a promis de mener un plaidoyer auprès des acteurs bancaires et des institutions de microfinance afin de faciliter l’intégration des personnes déplacées dans les systèmes financiers des pays d’accueil.
Grâce GUKA