Un éboulement meurtrier s’est produit le 11 mars sur le site minier de Saafi, près de Kakanda, dans le territoire de Lubudi.
Le drame continue de susciter de vives réactions dans la province du Lualaba.
Dans un communiqué publié le 12 mars, la société Boss Mining évoque des activités minières illégales dans sa concession.
L’entreprise affirme que l’éboulement s’est produit dans la zone PE 469. Selon elle, des exploitants artisanaux y menaient des opérations non autorisées.
Le bilan provisoire du SAEMAPE fait état de 11 corps sans vie retrouvés sur le site.
Parmi ces corps figure celui d’un enfant de 13 ans, déjà en état de décomposition, visiblement mort avant cet éboulement.
Cette découverte laisse penser, selon certaines organisations de la société civile, qu’il pourrait encore y avoir d’autres corps sous les décombres.
Les familles des victimes et la communauté locale restent sous le choc.
Boss Mining affirme avoir alerté les autorités depuis 2022 sur cette situation.
« Ces activités se déroulent sans aucun contrôle ni autorisation et exposent les creuseurs à de graves risques sécuritaires », indique la société dans son communiqué.
La compagnie dénonce aussi la présence d’individus armés qui empêcheraient l’accès à la concession.
« Cette situation nous empêche d’exercer toute supervision sur cette zone de la concession », affirme l’entreprise.
Le communiqué évoque également l’implication présumée d’acteurs étrangers et de militaires.
« Des sujets chinois et libanais seraient impliqués dans l’organisation de ces activités minières illégales », souligne la société.
Boss Mining affirme aussi que certains militaires empêchent ses agents d’accéder au site.
« La présence d’hommes armés et de militaires entrave régulièrement l’accès de nos équipes à la concession », précise l’entreprise.
La société rejette toute responsabilité dans ce drame.
Elle appelle les autorités congolaises à intervenir pour mettre fin à l’exploitation illégale. Pour le groupe ERG Africa, l’encadrement de l’exploitation artisanale reste essentiel pour éviter de nouvelles tragédies.
Timothée Prince ODIA