Effondrement du pont Kibali : le ministre des Infrastructures et Travaux Publics instruit d'étudier "urgemment" la question pour y apporter la réponse idoine

Effondrement du pont Kibali à Watsa
Effondrement du pont Kibali à Watsa

L'effondrement du pont Kibali, dans la cité minière de Durba en territoire de Watsa, 340 kilomètres d'Isiro dans le Haut-Uele a été abordé lors de la 127e réunion du conseil des ministres tenue vendredi 1er mars 2024. Dans sa note d'information, le VPM, ministre de l'intérieur, sécurité et Affaires Coutumières Peter Kazadi a révélé que cette situation a suscité des tensions entre les autorités locales et la population de ce coin du pays. C'est dans ce cadre que des instructions fermes ont été données au ministre d'État, ministre des Infrastructures et Travaux Publics de se pencher sur la question afin d'y apporter des réponses appropriées.

" Des vives tensions ont été observées dans la Cité de Watsa dans le Haut Uele entre la population et les autorités locales du territoire consécutives à l'effondrement du pont jeté sur la rivière Kibali. Des actes de violences contre les représentants de l'autorité publique ont été également signalés notamment dans le territoire de Faradje ou les installations de la Police Nationale Congolaise ont été la cible des manifestants. Des dispositions ont été prises d'une part pour rétablir l'ordre et d'autres part le ministre d'État, ministre des Infrastructures et Travaux publics a été instruit d'étudier urgemment la question pour y apporter la réponse idoine", rapporte le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya

La nouvelle est tombée dimanche 25 février vers 19 heures, heure locale. Le pont Kibali, jeté sur la rivière éponyme à la sortie de la cité minière de Durba, reliant celle-ci à la ville administrative de Watsa (chef-lieu du territoire), a cédé sous le poids d'un engin lourd, un Sinotruk chargé de bois en provenance de Watsa pour l'Ouganda, rapportent des sources locales.

Outre l'excès de poids, la vétusté de cet ouvrage datant de l'époque coloniale et l'absence de contrôle de la charge ont également contribué à son écroulement, selon nos sources. Ce pont est le deuxième à s'effondrer dans le même territoire sur la RN 26 en l'espace de cinq mois, après celui situé sur la rivière Bomokandi à Gombari, le 15 septembre 2023, avec des conséquences économiques considérables pour la capitale provinciale d'Isiro.

Cette nouvelle situation aggrave la précarité du quotidien des habitants, car cette route vers l'Ouganda via l'Ituri est essentielle pour la fluidité des échanges commerciaux dans la région.

Clément MUAMBA